February 23, 2026

Réouverture de l’abattoir : un engagement crucial pour l’avenir de l’élevage local selon François Roux

l’essentiel
La réouverture de l’abattoir de Bagnères-de-Bigorre est au cœur des débats. François Roux et son équipe appellent à un engagement financier concret pour soutenir les éleveurs locaux.

La liste « Bagnères, de toutes nos forces » conduite par François Roux appelle à une décision claire et rapide concernant la réouverture de l’abattoir de Bagnères-de-Bigorre.

LAssociation de Préfiguration Coopérative Abattoir de Haute-Bigorre a réuni habitants, éleveurs et acteurs locaux afin d’échanger sur cet enjeu majeur pour le territoire. La présence de Pierre-Yves Evain, co-président de l’abattoir coopératif de Rostrenen, a montré qu’une relance est possible lorsque les collectivités s’engagent concrètement aux côtés des éleveurs. Pour François Roux et son équipe, la Haute-Bigorre doit faire preuve de la même volonté politique : “je rappelle qu’un projet de délibération, présenté lors du dernier Conseil communautaire, prévoyait une participation financière de la Communauté de communes au capital de la future société coopérative d’exploitation. Cette implication devait marquer un engagement concret dans la relance de l’outil”. Toutefois, le texte a été retiré et remplacé par une simple motion de soutien, sans engagement financier ni opérationnel, adoptée par l’ensemble des élus communautaires, à l’exception de François Roux.

Ce dernier justifie son refus en affirmant qu’une motion ne saurait remplacer une décision. Selon lui, “soutenir le projet sans s’engager financièrement revient à différer les choix nécessaires, alors que les éleveurs attendent un accompagnement réel face aux contraintes économiques, réglementaires et logistiques”.

La liste salue l’engagement des agriculteurs qui ont choisi de construire collectivement une solution plutôt que de subir la situation. L’enjeu dépasse la simple existence d’un équipement : il s’agit de préserver l’élevage local et les exploitations familiales, de garantir les circuits courts et une alimentation de qualité, de limiter les transports d’animaux sur de longues distances et de défendre l’économie agricole des vallées. Sans abattoir de proximité, c’est toute la filière qui risque de s’affaiblir, mettant en péril l’identité agricole et montagnarde de la Haute-Bigorre.

En cas de victoire électorale, François Roux annonce la convocation, sous quinzaine, d’une conférence territoriale réunissant élus locaux, départementaux, régionaux et parlementaires afin de définir les conditions concrètes de la relance et de construire un engagement collectif à l’échelle départementale. Le préfet et les services de l’État seraient également associés à cette démarche.

La ligne défendue est claire : “Sur les sujets essentiels pour le territoire, il faut désormais décider, rassembler et agir, afin de faire de l’agriculture locale un pilier assumé de l’économie, de l’environnement et de l’identité du territoire”.

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