January 7, 2026

Incendie de Crans-Montana : "Ça aurait pu être votre fils…" Le directeur d’une écurie de F1 cash sur la sécurité du bar

l’essentiel
Flavio Briatore, directeur de l’écurie française de Formule 1 Alpine, s’en est violemment pris aux dirigeants du bar Le Constellation où a eu lieu le terrible incendie qui a coûté la vie à 40 personnes et en a blessé une centaine d’autres. L’Italien les accuse même de “meurtre” pour le risque qu’ils ont fait courir à leurs clients avec un établissement pas aux normes.

La polémique sur les circonstances de l’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana en Suisse perdure. Flavio Briatore, directeur de l’écurie de Formule 1 Alpine (depuis 2025), s’est indigné auprès du quotidien conservateur italien Il Giornale peu après le drame. “C’étaient des enfants, ils avaient 17 ans et toute la vie devant eux. Ils voulaient faire la fête, s’amuser. Ils sont morts dans d’atroces souffrances”, ne cesse-t-il de répéter dès le début de cette interview.

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“C’est un meurtre”, assume-t-il quand on lui demande de décrire l’évènement. “Il n’y a aucun doute là-dessus : c’est un meurtre. Ne me parlez pas de malchance, de hasard ou de circonstances défavorables”, assène-t-il encore. Très vite, il laisse transparaître un vif intérêt pour les questions qui animent la plupart des familles de victimes : “Cet établissement n’aurait même pas dû avoir de licence. Cette pensée me hante : comment un endroit pareil a-t-il pu obtenir une licence ? On ne peut pas délivrer de licence à un lieu sans issues de secours. Qui a examiné les demandes ? Qui a effectué les vérifications ? Qui a inspecté les lieux ? J’aimerais des réponses à ces questions.”

Normes de sécurité pas respectées et vente d’alcool aux mineurs

Il fustige l’absence de sortie de secours, l’unique issue pour les fêtards pris au piège étant un seul petit escalier qui a ralenti l’évacuation en raison de son étroitesse. “Imaginez le temps qu’il a fallu pour faire sortir 300 personnes paniquées”, appuie le directeur d’équipe de 75 ans qui gère lui-même plusieurs établissements en Italie, son pays natal. Ce qui scandalise encore plus Flavio Briatore, c’est l’âge des victimes : “C’étaient tous des mineurs, des enfants de 15 ou 16 ans. Ça aurait pu être votre fils, ça aurait pu être mon fils, rien que d’y penser, j’en ai des frissons. Bien sûr. Il est évident qu’ils sont moins expérimentés. Ils paniquent plus facilement.”

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“D’après ce que j’ai compris, l’alcool circulait librement. Cela n’a certainement pas contribué à leur lucidité. Dans les lieux publics, il est interdit de servir de l’alcool aux mineurs. C’est interdit ici en Italie et dans de nombreux autres pays du monde. J’imagine que c’est le cas aussi en Suisse (la vente d’alcool est interdite aux moins de 16 ans en Suisse, ils sont ensuite autorisés à consommer cidre, vin et bière et à 18 ans il n’y a plus de restriction, NDLR)”, déclare Briatore qui prêche pour la généralisation des lecteurs automatiques de cartes d’identité comme système pour freiner la vente d’alcool aux mineurs.

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Point d’achoppement du scandale qui bat son plein depuis la tragique du nuit du 1er janvier, les mousses placées au plafond concentrent également une partie de l’énervement de Briatore qui n’hésite pas à en remettre une couche sur ce qu’il assimile à un scandale de sécurité. L’incendie, qui a fait 40 morts et plus d’une centaine de blessés, aura tellement scandalisé que les propriétaires d’établissements ont défilé dans tous les médias pour fustiger le non-respect et la souplesse des normes.

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