Donald Trump a menacé ce dimanche Delcy Rodríguez, la dirigeante vénézuélienne par intérim, après l’arrestation de Nicolás Maduro par les forces américaines. Le président américain critique son refus de coopérer et n’exclut pas une nouvelle intervention militaire au Venezuela.
La tension monte entre Washington et Caracas. Lors d’un entretien téléphonique ce lundi au journal The Atlantic, le président américain Donald Trump a lancé une menace à Delcy Rodríguez, nouvelle dirigeante vénézuélienne par intérim : “Si elle ne fait pas ce qu’il faut, elle va le payer très cher, probablement plus cher que Maduro”, faisant référence à l’ancien président actuellement incarcéré à New York. Trump reproche à Rodríguez son refus d’accepter l’intervention armée américaine qui a conduit à la capture de Maduro.
Trump a affirmé que le Venezuela pourrait ne pas être le dernier pays à subir une intervention américaine, justifiant un changement de régime et une reconstruction nationale, malgré ses positions passées contre ces pratiques en Irak ou en Afghanistan. “Reconstruire là-bas et changer de régime, c’est mieux que la situation actuelle”, a-t-il déclaré.
Flatteries et tensions avec Rodríguez
La veille, Trump avait affirmé que Delcy Rodríguez se montrait prête à collaborer avec les États-Unis, ce qu’elle a immédiatement démenti. La vice-présidente vénézuélienne a réaffirmé la défense des ressources nationales et la volonté de voir Maduro revenir au pouvoir, déclarant que le Venezuela “ne sera plus jamais une colonie”.
#URGENTE | Trump amenaza a Delcy Rodríguez:
Le dice a The Atlantic que Delcy Rodríguez pagará “un alto precio, incluso mayor que Maduro” si no hace lo correcto.
Dice que no le gustó su tono desafiante. pic.twitter.com/TwVHNudINC
— Orlando Avendaño (@OrlvndoA) January 4, 2026
Face à cette résistance, Trump n’exclut pas une seconde intervention militaire au Venezuela. Il a également évoqué le Groenland, territoire stratégique encerclé selon lui par la Russie et la Chine, confirmant sa “doctrine Donroe”, inspirée de la doctrine Monroe. Le secrétaire d’État Marco Rubio a souligné que les États-Unis mettaient leurs menaces en pratique, inquiétant la communauté internationale sur la puissance américaine dans l’hémisphère occidental.

