Après les mobilisations agricoles et les dégâts causés sur la RN 88, le préfet du Tarn, Simon Berthoux, a porté plainte. Il détaille les motivations qui l’ont conduit à saisir la justice.
Quelques jours après avoir annoncé porter plainte suite aux dégradations causées sur la N88 par la mobilisation des agriculteurs contre la dermatose nodulaire, Simon Berthoux, le préfet du Tarn, justifie son action. “Il y a une limite claire à cette liberté d’expression, qui est le respect de l’ordre public”.
Le représentant de l’État rappelle : “on ne dégrade pas les équipements publics […] Or, des glissières de sécurité ont été enfoncées, des barrières d’accès aux échangeurs routiers dégradées, des feux de pneus ou de détritus à même la chaussée l’ont fragilisée, des dépôts d’amiante dangereux ont été réalisés.” Alors que le coût des réparations est toujours en cours de chiffrage, il est “significatif” indique d’ores et déjà le préfet.
Dans nos colonnes, Sébastien Bruyère, le président de la chambre d’agriculture dément tout dépôt d’amiante et prévenait d’une mobilisation “puissance 10” si l’abattage total est maintenu par l’État.

