Rassemblement contre le projet de loi d’extradition à Hongkong, le 9 juin 2019. ANTHONY KWAN/GETTY IMAGES/AFP
Pour aller plus loin
Elle s’appelait Amber Poon Hiu-wing. En 2018, elle avait 20 ans et était enceinte lorsque son petit ami, Chan Tong-kai, l’a étranglée. Il a ensuite mis son corps dans une valise rose qu’il a abandonnée près d’une gare de Taipei, à Taïwan, avant de s’enfuir et de rentrer chez lui à Hongkong. Le féminicide est atroce et se double d’un scandale : le jeune homme – qui a avoué – ne peut être extradé faute de traité d’entraide judiciaire entre Hongkong et Taïwan. La cheffe de l’exécutif hongkongais Carrie Lam dépose alors, l’année suivante, un amendement pour pouvoir élargir le principe d’extradition vers la République populaire de Chine. C’est le point de départ de la plus grande contestation de l’histoire de Hongkong.
Pendant des mois, des centaines de milliers de personnes manifestent contre le projet de loi, qu’ils voient comme le cheval de Troie du Parti communiste chinois, comme une stratégie pour s’infiltrer dans le système judiciaire hongkongais et réduire l’autonomie de l’île. Cinq ans après l’échec de la …
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