L’abattage des 113 bovins d’une exploitation à Léran, en Ariège, suscite l’indignation des élus ruraux. Ils dénoncent un coup dur pour l’agriculture et réclament des explications de l’État. Une mobilisation est prévue ce vendredi 2 janvier 2026.
Une nouvelle fois, la DNC a frappé en Ariège. Cette fois, c’est sur la commune de Léran, dans l’est du département, qu’une exploitation est concernée. 113 bêtes devraient être abattues ce vendredi 2 janvier 2026.
Dans un communiqué signé par Marie-Cécile Rivière, présidente de l’AMR 09, et Florent Pauly, 1er vice-président, les représentants des élus ruraux dénoncent un nouveau coup dur pour le monde agricole. “Si la famille de l’exploitation a décidé de se soumettre à l’abattage à contrecœur et ne souhaite pas de mobilisation sur site, c’est bien un nouveau drame qui se produit”, écrivent-ils.
À lire aussi :
INFO LA DEPECHE. Dermatose nodulaire : un nouveau cas détecté dans les Pyrénées, une centaine de vaches bientôt abattues ?
Une demande d’explication
Face à cette situation, les maires ruraux réclament des réponses de l’État et demandent des changements rapides, notamment sur les conséquences économiques des mesures sanitaires et les modalités d’aides.
“Afin de montrer, nous, maires ruraux, que nous soutenons notre agriculture ariégeoise, nos agriculteurs, qui font la richesse de nos communes et de nos territoires, nous demandons et revendiquons auprès de l’État des explications sur le maintien d’un abattage total après vaccination, l’incohérence du plafond de 4 500 € d aides par exploitation (dans le cas de bêtes bloquées pour la vente), l’incohérence de rentrer cette aide dans les minimis et le souhait d’assouplir la commande publique pour pouvoir incorporer facilement la viande des animaux qui sortiront du blocage, dans la restauration collective”, poursuit le communiqué.
“Une écoute réelle”
Les élus insistent : “Il est indispensable que l’État avance sur ces demandes.” Et préviennent qu’ils ne comptent pas relâcher la pression. “Les élus locaux et notamment les maires ne lâcheront pas”, affirment-ils, évoquant même la remise des écharpes tricolores ou des démissions.
Le communiqué se conclut par un appel clair à la mobilisation : “Nous souhaitons une écoute réelle et des actions prenant en compte la réalité financière sur le terrain par le gouvernement.”
Les élus se donnent donc rendez ce vendredi 2 janvier 2026 à midi devant le siège de la Communauté des Communes du Pays de Mirepoix. Selon le communiqué, le Préfet devrait être présent “pour répondre à nos demandes”.

