Une femme brandit un portrait de l’ayatollah Ali Khamenei, à Bagdad (Irak), le 1er mars 2026. AHMAD AL-RUBAYE / AFP
Le 28 février, le régime iranien aurait, selon Donald Trump, perdu 48 dirigeants, dont son Guide suprême Ali Khamenei. L’impact de la mort de la plus haute autorité iranienne depuis 1989 ouvre une période de profonde incertitude. Un comité de trois personnalités – l’ayatollah Ali Reza Arafi, le président iranien Massoud Pezeshkian et le chef de la justice iranienne, Gholamhussein Mohseni Ejeï, assurent pour l’heure la transition, conformément à la constitution de la République islamique. Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale d’Iran, Ali Larijani, serait aussi aux commandes. Reste cette question majeure : combien de temps les Gardiens de la révolution peuvent-ils tenir ? Alors que Téhéran engage des ripostes contre tous les pays du Golfe accueillant une base militaire américaine sur leur sol, et contre Israël, la sociologue franco-iranienne Azadeh Kian, directrice du Centre d’enseignement, de documentation et de recherches pour les études féministes (CEDREF) de l’université Paris Cité), décrypte l’état actuel du régime iranien.
Quelles conséquences l’élimination d’Ali Khamenei peut-elle avoir sur le régime iranien ?
Azadeh Kian La République islamique d’Iran est un régime institutionnalisé, très différent du régime du Shah qui reposait uniquement sur le monarque. Avant les frappes israélo-américaines, Ali Khamenei avait déj…
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