Après plusieurs mois de recul, les prix de l’essence et du gazole ont atteint leur plus bas niveau depuis plus de trois ans en France, offrant un court répit aux automobilistes. Une baisse liée à la chute du prix du pétrole, mais qui pourrait vite prendre fin, les tarifs étant annoncés en hausse dès le 1er janvier.
Les automobilistes français peuvent souffler, du moins pour l’instant : le prix de l’essence et du gazole n’a jamais été aussi bas depuis plus de trois ans. Selon des données compilées par le gouvernement et consultées par l’AFP, la semaine du 19 décembre 2025 a marqué un recul inédit.
Un peu de répit pour les automobilistes
Le litre de gazole, qui représente 65 % des ventes de carburants, s’affichait à 1,5299 euro en moyenne, son tarif le plus bas depuis plus de quatre ans, hors baisse exceptionnelle enregistrée en avril dernier. L’essence SP95-E10 était affichée à 1,60 euro le litre, un tarif qui n’avait plus été vu depuis octobre 2022. Selon Francis Pousse, président des stations-service et énergies nouvelles au sein du syndicat professionnel Mobilians, la baisse des prix s’explique principalement par la chute du cours du pétrole, qui se négociait ces derniers jours autour de 60 dollars le baril.
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Si les prix diminuent, c’est d’abord parce que le pétrole brut est moins cher. Ces derniers jours, le baril tournait autour de 60 dollars. Les pays producteurs comme ceux de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d’autres producteurs ont augmenté leur production. Seulement, la demande mondiale a baissé, ce qui fait naturellement chuter les prix. L’euro, plus fort face au dollar, permet également de payer le pétrole moins cher.
Mais de courte durée
Ce répit pourrait être de courte durée. À partir du 1er janvier, les compagnies pétrolières annoncent une hausse de 4 à 6 centimes par litre. Cette augmentation sera liée à un dispositif appelé “certificats d’économie d’énergie” (CEE).
Les CEE ont été mis en place par l’État pour encourager les économies d’énergie et la transition écologique. Concrètement, il oblige les fournisseurs d’énergie, comme les compagnies pétrolières, les fournisseurs de gaz ou d’électricité, à financer des actions qui permettent de réduire la consommation énergétique des particuliers, des entreprises ou des collectivités.
Chaque année, les fournisseurs doivent atteindre un objectif chiffré de certificats, et si ces obligations coûtent plus cher, ils répercutent ces frais sur le prix de l’énergie, y compris sur le carburant. C’est ce mécanisme qui explique la hausse annoncée de 4 à 6 centimes par litre à partir du 1er janvier 2026.

