Un peu frustré par la première période du CO, le manager castrais Xavier Sadourny a néanmoins trouvé le contenu de la seconde période beaucoup plus intéressant lors du succès face à Lyon ce samedi 27 décembre (36-22).
Ce succès a été long à se dessiner. Vous avez finalement fait la différence au cœur de la seconde période.
On savait que sur les derniers matchs, dès la 60e, les Lyonnais avaient du mal. Il fallait faire le boulot, mettre de l’intensité afin de s’ouvrir les 20 dernières minutes. La fin de la première mi-temps nous met en difficulté car on a été imprécis, et on tourne à 10-15 au repos. Mais la seconde période a été intéressante parce qu’on a eu la possession, on a été plus précis aussi et donc on a su mettre de la vitesse et se montrer réaliste. Surtout, on a joué en équipe.

La consigne à la pause a-t-elle été de jouer plus simplement ?
Plutôt d’être plus précis. Le LOU se nourrissait de nos erreurs. Même quand on avait le ballon, en première période, on n’était pas forcément très collectif. Tout ce qui était proche des lignes, c’était très individuel, on avait du mal à enchaîner. On avait deux joueurs à droite, trois autres à gauche. Ça manquait de maîtrise collective. On a su élever aussi notre niveau individuel après la pause. En travaillant en équipe, on a su revenir au score et dépasser les Rhodaniens.
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Vous ne concédez que cinq pénalités. La discipline est en nets progrès ces derniers temps non ?
Après, dès que tu as la possession, tu es moins pénalisé. Tu mets aussi la défense adverse sur le reculoir, et c’est elle qui se retrouve sous pression et commet les fautes.
Vous avez néanmoins eu des difficultés à sortir de votre camp sur les renvois…
Oui, et ce depuis quelques matchs. Le réceptionneur s’isole un peu, ne travaille pas assez au sol, nos soutiens ne sont pas assez réactifs. Et là, on se met le feu. Ça a été exactement la même chose à Montpellier, idem contre Édimbourg et Gloucester. Et on le paye cash. Il faut cependant avouer que les renvois sont très bien tapés, et que les ailiers mettent beaucoup de pression.
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Perdre le bonus est-il une frustration pour vous ?
Un peu forcément. Mais la frustration provient surtout de notre prestation en première période. On commet des fautes bêtes, on laisse Lyon dans le jeu sans être réellement en danger. Ça, c’est le côté négatif. Mais ce que je vais retenir, c’est qu’il y a peut-être six mois, on serait parti dans tous les sens à la mi-temps et par excès d’individualisme pour remettre l’équipe dans le bon sens, on aurait pu déjouer. Là, au contraire, on est resté dans le collectif, sur ce qu’on avait prévu.
Vous parvenez à signer ce genre de succès sans plusieurs de vos cadres. Que cela dit-il du groupe ?
Que l’on avance. On ne parle pas trop de nos absents. On aimerait avoir l’ensemble de notre effectif c’est sûr, mais on continue. Il y a des joueurs qui commencent à émerger, comme Veressa (Romototabua), qui prend ses marques. Christian Ambadiang enchaîne un quatrième match d’affilée, et est de plus en plus important pour nous. Je suis toutefois déçu pour Baptiste Cope, sorti rapidement alors qu’il était parti pour faire un gros match (à la 11e minute, sur commotion, ndlr).

