Le rugby et l’envie de perfectionner son anglais ont été le point de départ d’une grande aventure pour Séverine Poeyusan, une Passageoise qui a choisi de partir seule à l’autre bout du monde et d’en faire un livre.
Séverine est une jeune fille ordinaire, ni timide, ni délurée. Bien entourée, elle vit confortablement à l’abri dans le cocon familial. Elle est née à Bayonne, terre de rugby et vit dans une autre patrie de l’ovalie : l’Agenais. Son père, ancien joueur, est actuellement responsable de l’école de Rugby de l’AS Passage d’Agen où Séverine a joué quelque temps avant de devoir abandonner ce sport il y a cinq ans à la suite d’une méchante blessure. Elle reste tout de même une sportive dans l‘âme et conserve intact le goût des défis.
Son tempérament aventureux ne saute pas aux yeux, mais certains signes avant-coureurs ne trompent pas, comme son inscription à deux reprises à l’émission Koh-Lanta et son rêve de participer à cet autre jeu emblématique, Pékin Express. Ainsi, un jour, l’idée lui est venue de partir “seule à l’autre bout du monde”, afin d’améliorer son anglais. Avec son bachelor de marketing management, ça peut toujours servir !
L’Australie fut sa première idée, mais elle n’est pas très en phase avec toutes les bestioles qui pullulent là-bas et ce côté jugé peu hospitalier du pays. Sur la mappemonde, la Nouvelle-Zélande est certes un peu plus loin, mais pour un tel projet on est plus à quelques milliers de kilomètres près. Et puis, la Nouvelle-Zélande, c’est la patrie des All Blacks ! Va pour la Nouvelle-Zélande !
Double défi
Voilà comment tout a commencé. Comme elle le dit en souriant : “Je n’ai pas fait Pékin Express, alors je me suis lancé dans mon Wellington Express !” (NDLR : Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande). Ce fut son premier défi : “J’ai pris la décision un peu folle de partir seule, sans rien planifier. Moi qui aimais tout contrôler, j’ai choisi l’inconnu, et c’est là que tout a changé”.
Le second défi fut l’écriture d’un livre de 277 pages destiné à faire partager son expérience.
Au cours de son voyage, elle a exercé le métier de fille au pair, avec des fortunes diverses ; elle a visité plusieurs pays d’Asie, fait de multiples rencontres, s’est rassasiée à la vue de paysages spectaculaires, connu quelques galères, mais aussi des fous rires, essuyé quelques larmes, noué des amitiés et croisé le chemin des sentiments. “Ce voyage n’a pas seulement élargi mon regard sur le monde… il m’a confronté à moi-même”.
Le livre de Séverine prend la forme d’un journal, il se lit facilement. L’auteure fait sur le papier, ce que ferait un contributeur de réseau social, un créateur de contenu racontant jour après jour ses aventures à ses followers. Elle instaure ainsi une véritable proximité avec le lecteur invité à l’accompagner dans son périple. L’intention de ce livre est intéressante, c’est un format qui peut amener une jeunesse qui délaisse la littérature à se réconcilier avec la lecture.

