December 16, 2025

RECIT. Attentat en Australie : trois mois avant, des incidents autour de la Palestine s’étaient déjà déroulés sur la même plage de Bondi

l’essentiel
L’attentat terroriste antisémite sur la plage de Bondi à Sydney a fait 16 morts ce dimanche 14 décembre. L’endroit, très prisé des Australiens, avait fait l’objet de tensions entre pro-palestiniens et pro-israéliens en septembre dernier.

Ciel bleu et soleil radieux : tout est réuni pour passer une belle journée en toute tranquillité, en ce dimanche 7 septembre 2025, sur la célèbre plage de Bondi, présenté comme un quartier juif huppé de Sydney dans les médias locaux. C’est ici que ce 14 décembre, un attentat terroriste antisémite a été commis par un père et son fils avec un bilan de 16 morts, dont l’un des deux assaillants.

Ce premier dimanche de septembre donc, il s’agit notamment pour les Australiens de célébrer la fête des pères, qui coïncide toujours avec le début du printemps.

Mais en cette matinée, la quiétude de l’endroit va être perturbée par des affrontements entre des centaines de manifestants pro-palestiniens et pro-israéliens, comme l’ont rapporté à l’époque plusieurs médias australiens tels que le Sydney Morning Herald, ou encore Sky News.

“Bondi abrite de nombreuses synagogues”

Des coups sont échangés, des insultes proférées alors qu’un appel au rassemblement en soutien à Gaza avait notamment été lancé par “Jews Against the Occupation”, une association composée de Juifs anti-sionistes apportant tout son soutien aux droits des Palestiniens. Au programme du jour : une sortie en kayak à laquelle étaient conviés “surfeurs, habitants de Bondi, et sympathisants palestiniens”.

“Pro-Gaza brawl” at Bondi Beach

AJA had expressed concerns that bringing this unnecessary Gaza provocation into the heart of Sydney’s Jewish community would result in scenes like this. Sadly, we were proven correct. pic.twitter.com/VjdvAoTb5m

— Australian Jewish Association (@AustralianJA) September 7, 2025

De quoi provoquer la colère de l’Association juive australienne (AJA) qui soutient alors une contre-manifestation, arguant que le rassemblement initial relève de la provocation. “Bondi abrite de nombreuses synagogues, des restaurants casher et des commerces juifs, dont certains ont déjà été la cible d’incidents antisémites récents, explique alors le directeur de l’AJA Robert Gregory. “Avec plus de 100 plages à Sydney, le choix de Bondi était délibéré et visait à semer la division et la zizanie.”

Malgré une forte présence policière et la volonté des forces de l’ordre de maintenir les deux groupes séparés, des échauffourées éclatent. Aucun blessé n’est à déplorer, aucune arrestation à dénombrer.

Un homme à cheval avec le drapeau de la Palestine

Le lendemain, le 9 septembre, c’est pour un autre incident, plus insolite cette fois, que les policiers sont appelés pour intervenir sur la plage de Bondi. La raison ? Vers 18 heures, un homme à cheval cavale à belle allure sur le sable en brandissant un drapeau palestinien. Il s’agit d’Ehtesham Ahmad, un influenceur âgé de 20 ans.

Si le jeune homme s’en tire alors sans la moindre amende, le maire de Waverley, dont dépend Bondi, accuse le jeune homme d’attiser davantage les tensions religieuses dans ce secteur connu pour abriter une importante population juive.

Pour sa défense, Ehtesham Ahmad explique sur le moment qu’il voulait, par cette action, “sensibiliser l’opinion publique” et “‘inciter les gens à se renseigner sur le génocide qui se déroule en Palestine”.

Trois mois plus tard, c’est cette fois-ci l’horreur qui s’est invitée sur la plage de Bondi avec un attentat terroriste et antisémite perpétré au sein de la communauté juive qui célébrait Hanouka au bord de l’eau ce dimanche 14 décembre. Un choix de lieu qui n’avait sans doute pas été laissé au hasard par le père et le fils auteurs du masscare.


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