Il faisait son grand retour ce samedi 29 novembre au soir, après près de 9 mois d’absence, lors de la victoire de Toulouse contre le Racing (48-24, 11e journée de Top 14). Et malgré sa lourde blessure, “Toto” a montré qu’il n’avait rien perdu de ses qualités. De bon augure avant le début de la Champions Cup.
Le 27 octobre 2024 soit il y a plus d’un an, Antoine Dupont disputait son dernier match de Top 14. C’était face à Toulon, au Stadium, mais les supporters toulousains ne l’avaient plus vu avec les couleurs « rouge et noir » depuis le 19 janvier 2025, et un match en Champions Cup face à Leicester. Autant dire une éternité pour n’importe quel fan du Stade Toulousain, ou plus généralement, de tout fan de rugby qui, le 8 mars dernier, regardait devant sa TV le demi de mêlée se tordre de douleur après un plaquage terrible de l’Irlandais Tadhg Beirne au détour d’un ruck. 266 jours plus tard, Dupont est enfin de retour après une longue convalescence pour revenir de sa deuxième rupture du ligament croisé du genou droit.
À lire aussi :
Antoine Dupont : “Un mélange de sentiments…” Les premiers mots du joueur après son retour avec le Stade Toulousain
Pourtant ce samedi, il n’était pas la seule star de la soirée. Le discret mais non moins indispensable Pita Ahki a été largement mis en avant par le club et le public du Wallon a parfaitement joué le jeu. Lors de sa descente du bus, Antoine Dupont, caquette sur la tête visière sur les yeux n’était pas le centre de l’attention et les pancartes en l’honneur du Néo-Zélandais étaient même plus nombreuses. Mais évidemment, son retour sur la pelouse a fait passer Ernest-Wallon dans un état second. La tristesse de perdre Ahki était compensée par le bonheur de retrouver l’enfant roi du ballon ovale.
Il colle toujours au ballon
On avait d’ailleurs senti les Sept-Deniers vibrer dès le premier quart d’heure de jeu, lorsque les remplaçants toulousains sont partis à l’échauffement. “Toto” n’avait pas quitté sa longue doudoune pour réaliser quelques courses que déjà, un frisson parcourait les travées. Cette fois, il ne sera pas sur la pelouse, pour signer sa prolongation de contrat (jusqu’en 2031), comme le 1er novembre dernier à la mi-temps du match face au Stade Français. Cette fois, c’est ballon en main qu’on allait le revoir
Et après avoir honoré Pita Ahki, les premiers “Dupont, Dupont” sont descendus des tribunes au tout début de deuxième mi-temps. Comme si Ernest-Wallon tout entier réclamait son retour, et n’en pouvait plus d’attendre. Mais Ugo Mola n’avait pas l’intention de céder aux sirènes de la vox populi et est resté fidèle à son plan de match. Le meilleur joueur de la planète est rentré à la place de son super-sub, Paul Graou (qui aura parfaitement tenu la baraque en son absence) à la 50e, de quoi lui laisser une bonne demi-heure de jeu. Dans un vacarme assourdissant, les supporters acclamaient leur héros.
Tant pis si le Racing inscrivait un essai quelques instants plus tard (52), l’essentiel était ailleurs. Et s’il n’a pas voulu surjouer, la patte Dupont s’est fait ressentir très vite. Le numéro 9 colle toujours autant au ballon et les libérations sont toujours aussi rapides. Et pour sa première prise d’initiative (62), sa pénalité vite jouée pour lui-même permet aux siens de gagner 15 mètres et il concluait l’action avec un subtil coup de pied par-dessus la défense pour Lebel qui s’en allait planter le 5e essai des siens. Avant le retour de la Champions Cup, la semaine prochaine face aux Sharks d’Afrique du Sud, il a montré qu’il était toujours le même. Dupont est de retour, tant mieux pour le rugby, tant pis pour les adversaires du Stade Toulousain.

