Mis en cause par le PCF de Bagnères, évoquant des « conditions de travail catastrophiques », les Grands Thermes de Bagnères-de-Bigorre et les représentants du CSE dénoncent des accusations « mensongères ».
« Cela nous a peinés, bouleversés. Nous ne prétendons pas être un modèle, mais nous sommes une entreprise qui considère son personnel et j’ai souhaité que nous répondions », affirme Marie-Hélène Blanque, directrice des Thermes de Bagnères, après la parution dans nos colonnes, le 18 novembre, d’un article relatant la conférence de presse du Parti communiste de Bagnères, candidat aux municipales. Il était alors question de “conditions de travail catastrophiques” sur le site.
Les premiers concernés, membres du CSE, parmi lesquels Benoît, Nadine, Lydia, Christine, les deux Nathalie et Catherine (responsable des ressources humaines) ont tenu à apporter une mise au point ferme : « En tant que membres élus du CSE de Semetherm Développement, nous sommes surpris et en colère. Il est écrit dans cet article que les conditions de travail sont “catastrophiques” aux Grands Thermes… Nous nous interrogeons sur l’intérêt de publier de tels mensonges. »
Les représentants déplorent une situation récurrente : « À chaque élection municipale, les Grands Thermes sont pris pour cible. Les Grands Thermes font partie de Semetherm Développement au même titre que les cinq autres sites — le Berceau de la Source, Aquensis, la Résidence des Thermes, le Cabinet médical et la Blanchisserie. Nous ne voulons pas être au centre d’une guerre politique alors que la campagne municipale débute. Attaque politique ? Attaque personnelle ? Nous refusons d’être instrumentalisés. »
Au-delà de la mise au point, ils s’interrogent sur « les sources qui auraient fourni ces informations, si tant est qu’il y en ait ».
L’entreprise représente 250 emplois (CDI, CDD, alternance et saisonniers). Le CSE rappelle que : « Les conditions de travail sont identiques sur l’ensemble des sites, et chaque salarié est défendu et représenté de la même manière. Comme dans toute entreprise, il existe des points d’amélioration, et la direction et le CSE travaillent ensemble pour y répondre. La CSSCT, en collaboration avec la direction, le médecin du travail et l’inspection du travail, a pour objectif d’améliorer en permanence la sécurité, les conditions de travail et le bien-être des collaborateurs. »
Les représentants ajoutent : « Comparé au nombre total d’employés, nous n’avons pas été submergés de demandes ou de signalements concernant des conditions de travail catastrophiques. D’ailleurs la fréquentation au repas de fin d’année augmenté encore avec une participation record de 170, c’est que les gens sont contents de venir ».
Des avantages sociaux mis en avant
Les employés souhaitent également rappeler que de nombreuses primes ont été instaurées depuis plusieurs années, dont certaines ne sont pas obligatoires dans le Code du travail. La redistribution représente 46 % du budget de Semetherm Développement : « Nous voulons clarifier la situation une bonne fois pour toutes et mettre un terme aux critiques et rumeurs infondées. »
Concernant la direction, le ton se veut tout aussi direct : « Nous avons une directrice à l’écoute et présente sur le terrain, ce qui n’est pas le cas partout. Ces attaques sont entièrement gratuites. »
Les salariés concluent en rappelant les enjeux nationaux : « L’avenir du thermalisme en France, et donc celui de Bagnères-de-Bigorre, se joue actuellement. Il y a des batailles bien plus importantes à mener. »
À bon entendeur…

