November 25, 2025

TÉMOIGNAGE. "Ils m’ont laissé pour mort", un quinquagénaire violemment passé à tabac

l’essentiel
Un habitant du Passage-d’Agen témoigne du passage à tabac dont il a été la cible dans le quartier Jasmin d’Agen dans la nuit du 21 novembre. Sérieusement blessé, 45 jours d’incapacité totale de travail lui ont été délivrés.

La 51e soirée d’anniversaire d’un habitant du Passage-d’Agen ne s’inscrira pas comme un tendre souvenir dans la mémoire de ce dernier. Un quinquagénaire a été la proie d’une violente agression dans la nuit du 21 novembre à Agen, lui ayant fait hériter d’une série de blessures pour laquelle quarante-cinq jours d’incapacité totale de travail (ITT) lui ont été prescrits. Le visage meurtri, une fracture au niveau de l’avant-bras gauche, une autre à la main droite et une troisième au niveau du nez, sans omettre l’impact psychologique laissé par la pénible scène.

“J’avais passé une partie de la soirée au Florida. Des amis m’ont ensuite invité à prendre un verre dans un bar pour mon anniversaire. Je suis passé par le gravier car je ne voulais pas emprunter de petites rues”, narre-t-il.

Sur le chemin pour regagner à pied son domicile de la commune voisine, il discute quelques instants avec un agent de sécurité d’un établissement de nuit du quartier Jasmin ; au moment où un trio de jeunes fêtards s’y voit refuser l’accès, visiblement trop alcoolisé. “L’un d’eux m’a lancé : qu’est-ce que tu as, toi aussi ? J’ai continué à échanger avec le portier puis, j’ai commencé à me diriger vers chez moi. J’ai dû marcher quarante ou cinquante mètres avant de tomber.”

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“C’est le trou noir”

Une dernière apostrophe, la sensation d’avoir été heurté à l’arrière du crâne et les pensées du plaignant se brouillent. “C’est le trou noir. Quand j’ai repris connaissance, j’étais à terre, rempli de sang. Au-dessus de moi, un policier m’informait qu’un camion de pompiers venait d’arriver”. Une surveillance de 24 heures aux urgences du centre hospitalier d’Agen, où l’homme est soumis à différents examens pour établir ses souffrances physiques, s’est avérée nécessaire. “Le scanner n’a révélé aucune anomalie, mais j’ai très très mal d’un côté de la tête. Je pense avoir été frappé avec un objet contondant”, soupçonne-t-il.

Le Passageois quitte l’établissement une main dans un plâtre, la seconde enveloppée d’une attelle et, surtout, l’esprit inondé de questionnements concernant le déroulé et le motif de l’agression. “Je pense que je suis resté un long moment au sol. En tout cas, au moins le temps que les pompiers arrivent. Je ne comprends pas comment cela a pu arriver : s’attaquer à quelqu’un de mon âge, lyncher une personne seule…”, soupire le père de famille.

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Plainte déposée

“Sur le moment, je ne réalisais pas mais, ils m’ont laissé pour mort. Quand j’ai vu ma tête le lendemain à l’hôpital, j’ai été choqué. Je suis vraiment traumatisé. Je suis un peu parano, j’ai peur de sortir”, confesse-t-il encore.

Alors, qui donc pourrait être à l’origine de ce déferlement de violences ? Conduit par un membre de son entourage, le quinquagénaire se serait rendu au commissariat d’Agen lundi 24 novembre pour y déposer plainte.

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