Née en juillet 1991, l’Astra fait partie depuis longtemps du patrimoine Opel. Face à une sévère concurrence, notamment au sein du groupe Stellantis, la dernière génération est disponible avec une belle variété de motorisations. Nous avons pris la route avec la micro hybride.
Il faudra penser à sortir les bougies l’an prochain. Dix bougies… À la veille de l’ouverture du salon de Genève 2016, l’heure est à la fête sur le stand Opel. L’Astra touche le titre très convoité de « Car of the year », elle vient de « taper » l’imposant et luxueux Volvo XC9 et l’adorable MX-5 de Mazda. Cinquième couronne pour la marque de Rüsselsheim qui avait débuté sa collection avec l’audace aérodynamique de la Kadett (1985), poursuivi deux ans plus tard avec la grande routière Omega, en 2009 avec l’ambitieuse Insignia et enfin grâce à l’Ampera (2012) capable de rouler en tout électrique pendant quelques dizaines de kilomètres, applaudie par tout le secteur mais boudée par le grand public.






La « jumelle » de la Chevrolet Volt n’a vraiment pas bénéficié de sa couronne. Aujourd’hui, l’Astra, dernière lauréate pour la marque allemande poursuit sa carrière au sein de la galaxie Stellantis. Disponible avec des motorisations thermiques (y compris diesel), micro-hybrides, hybrides rechargeables et électriques, elle compte sur la diversité de son offre pour améliorer des scores commerciaux décevants jusque-là.
Aménagement différent
Pas d’erreur. Sous le boomerang du feu arrière droit, la petite barrette « hybrid » indique bien l’énergie proposée. L’Astra adopte bien sûr l’originale technologie du groupe, le bloc trois cylindres 1.2 turbo essence associé à un petit moteur électrique de 21 kW alimenté en 48 V par la batterie lithium-ion.






Jantes 16 pouces, lignes épurées, sans ruptures, presque discrète, elle affiche… discrètement une vraie personnalité, même dans cette robe grise. Derrière sa face avant forte, cette calandre sombre abritant le blitz au-dessus d’un bouclier imposant, l’Astra n’a pas à rougir de son physique face à une concurrence pointue sur la planète des compactes. Il faut juste, facile à dire, qu’elle retrouve sa (vraie) place. Dans la famille, le très fameux i-Cockpit de Peugeot ne plaît pas à tout le monde, même au sein des inconditionnels de la marque, et la proposition d’Opel, l’aménagement différent, « efficace », du poste de pilotage (avec un superbe volant), les commandes bien positionnées et les boutons physiques si précieux à la base de l’écran central facilitent la vie.
Agilité
Les nombreux réglages autorisent l’accès à une bonne position de conduite. Rien à redire sur le nombre, la taille et le positionnement des espaces de rangement.






En ville, le fonctionnement du système hybride manque parfois de fluidité mais la visibilité et la maniabilité sont au rendez-vous, comme le bilan de la consommation très flatteur. Passées les frontières de la cité, il l’est quand même moins… Ceux qui apprécient la fermeté sont servis, l’Astra ne garantit pas de voyages très moelleux mais le pilote n’a pas à se plaindre des informations renvoyées. Les reprises sont très satisfaisantes, le mode vitesse de croisière de l’auto très agréable. Sur des parcours plus serrés, on pourrait presque trouver la compacte agile, en tout cas appliquée, mais elle n’a pas été pensée pour enchaîner brutalement les virages. C’est quand même la tranquillité qu’elle préfère, comme tant et tant de modèles d’aujourd’hui.




LA FICHE
Longueur : 4374 mm
Largeur : 1860/2062 mm
Hauteur : 1470 mm
Empattement : 2670 mm
Volume du coffre : 422/1339 litres
Garde au sol : 150 mm
Nombre de portes : 5
Nombre de places : 5
Diamètre de braquage : 1050 mm
Poids : 1454 kg
Capacité du réservoir : 52 litres
Énergie : essence
Motorisation : 3 cylindres turbo injection directe
Puissance : 107 kW/136 ch
Cylindrée : 1199 cm3
Couple : 230 Nm
Bloc électrique : 28 ch
Batterie : lithium-ion 0,89 kWh
Vitesse maxi : 210 km/h
0 à 100 km/h : 9’’
Transmission : traction
Boîte de vitesses : automatique DCT 6 rapports
Consommation mixte : 4,7 l/100 km
Émissions CO2 : 106 g/km
Puissance fiscale : 7 CV
LES +
– le style
– la qualité de finition, sérieuse, sans accroc
– l’agrément de conduite
– les consommations, pas exceptionnelles mais très raisonnables
– l’ergonomie
LES –
– système hybride parfois peu discret
– espace pour les passagers arrière juste dans la moyenne
– confort trop ferme
– tarif élevé
LE CHIFFRE
8 > ans. Depuis le 1er juin, Opel propose pour tous ses véhicules neufs, particuliers mais aussi utilitaires, une couverture de garantie pouvant aller jusqu’à 8 ans ou 160 000 kilomètres. Au-delà de la garantie légale constructeur de deux ans, le client peut prolonger jusqu’à 8 ans à chaque entretien dans un atelier de la marque. Le contrat couvre la réparation ou le remplacement des pièces mécaniques et électriques main-d’œuvre comprise.
LE DÉTAIL
Finitions > Trois finitions différentes au catalogue, « Edition », « Business » et GS. Dès le premier niveau, démarrage sans clé, clim auto (monozone), écran tactile et combiné d’instrumentation 10° pouces, pack Drive Assist avec avertisseur de changement de voie, lecture des panneaux de signalisation et régulateur de vitesse adaptatif, aide au stationnement avant et arrière.
LE PRIX
33 650 €
LA NOTE
15/20

