À l’occasion du match de Top 14 entre l’US Montauban et le Stade Toulousain, le préfet de Tarn-et-Garonne a visité le PC sécurité installé au stade de Sapiac. Coordonné par le club, le dispositif mobilise pompiers, policiers et agents de sécurité privée, chacun avec un rôle bien précis.
C’est la hantise pour tout club professionnel qui accueille des milliers de spectateurs les jours de match : qu’un problème de sécurité vienne gâcher la fête. Avec son accession en Top 14, l’US Montauban a dû mettre en place un dispositif encore plus carré que celui qui prévalait en Pro D2.
Samedi 22 novembre 2025, pour la plus belle affiche de la saison face au Stade Toulousain, tout s’est bien déroulé pour les 9 200 spectateurs ayant rempli “jusqu’à la gueule” l’ancienne cuvette de Sapiac. Avant le coup d’envoi du match, le préfet de Tarn-et-Garonne Vincent Roberti, accompagné de sa directrice de cabinet Ambre Bernard, a effectué une visite complète des dispositifs de sécurité, accompagné de Johan Dalla Riva, directeur général du club, et Axel Lutz, Stadium manager.

Première étape, au PC sécurité, installé provisoirement dans un bâtiment modulaire, au bout de la tribune Sud. Là, c’est un dirigeant historique de l’USM, Michel Laborie, qui coordonne les opérations. Du genre perfectionniste, le “Monsieur Sécurité” de Sapiac regrette, d’où il est placé, de “ne pas avoir une vue sur les gradins de la tribune Sud ni sur l’entrée principale”. On imagine, lorsque la tribune Honneur aura été reconstruite, que le PC sécurité bénéficiera d’un emplacement plus stratégique.
“On craignait la venue de l’Usap et finalement tout s’est bien passé.”
Tout passe par une bonne coordination entre celles et ceux qui sont aux abords du stade, au contrôle des entrées et dans l’enceinte. C’est d’abord le responsable de CSI Sécurité, l’entreprise privée retenue par l’USM pour sécuriser les 13 matchs de Top 14 à domicile, qui explique le dispositif à Vincent Roberti. L’une de leurs missions essentielles : la palpation. Il s’agit évidemment de veiller à ce que personne n’entre dans le stade avec une arme blanche ou un autre objet interdit. De ce côté-là, pour en avoir fait l’expérience, le 25 octobre, à l’entrée Sud de Sapiac, pour la venue de Perpignan, on peut affirmer que le travail est très bien fait.
“On craignait la venue de l’Usap et finalement tout s’est bien passé. Les spectateurs se sont très bien comportés et l’équipe catalane a été très respectueuse en nous laissant un vestiaire impeccable”, souligne Johan Dalla Riva.

Les jours de match, CSI Sécurité mobilise 46 agents de sécurité événementielle, 6 agentes féminines chargées de la palpation des spectatrices et 4 chefs d’équipe.
“Ce qu’il faut surtout, c’est qu’on s’assure que la ligne rouge des pompiers soit dégagée.”
Aux abords du stade, la présence de la police nationale se veut dissuasive. “On positionne un trinôme avec armes longues dans le cadre de la prévention de l’antiterrorisme. On doit être prêt à intervenir dans tous les cas de figure”, explique la capitaine Sidonie Valerio, officier à la DDPN 82. La circulation et le stationnement sont un autre enjeu crucial un jour de match, a fortiori à Sapiac, où le stade se trouve au milieu d’un quartier urbanisé. Là, c’est la police municipale qui est à l’œuvre. “On peut leur envoyer des équipages en renfort s’il y a des difficultés de circulation. Ce qu’il faut surtout, c’est qu’on s’assure que la ligne rouge des pompiers soit dégagée.”
Cette ligne rouge, c’est le lieutenant Rivière, officier au SDIS 82, qui en montre le tracé au préfet, sur une carte déployée au PC sécurité. “Pour des raisons de sécurité, de nombreux accès autour du stade sont fermés avec des herses. Mais on peut avoir à intervenir dans le quartier pour un secours à personne ou un incendie. Il est donc primordial qu’on se coordonne avec les services de la police pour que ces herses soient enlevées en cas d’urgence”, confie le lieutenant. Autre situation à anticiper : un blessé ou un malaise cardiaque dans le stade. “Là, les secouristes nous font une première approche. On a deux infirmières postées tribune Nord et tribune Sud qui pourront prendre le relais et faire évacuer, si nécessaire, la personne sur un hôpital.
Après les cinq premiers matchs de la saison, l’USM a bien fait les choses au niveau sécurité. Touchons du bois (pas celui du bouclier, hélas !) pour que ça continue.

