Jeannette Jara, candidate communiste à la présidentielle chilienne, lors d’un meeting à Santiago, le 11 novembre 2025, à cinq jours du premier tour de l’élection. LUIS HIDALGO/AP/SIPA
Pour aller plus loin
« Jamais je n’aurais imaginé en arriver là », lance Jeannette Jara aux quelque 20 000 personnes réunies sur la Plaza de Maipú ce mardi 11 novembre. C’est dans cette commune populaire de l’ouest de l’agglomération de Santiago du Chili que la communiste a choisi de clôturer sa campagne présidentielle. Une manière de souligner à nouveau ses origines sociales qui, a priori, étaient censées l’éloigner de la vie politique. C’est sur cette différence qu’elle a misé. Stratégie qui lui a permis d’arriver en tête au premier tour de l’élection, dimanche 16 novembre, avec près de 27 % des suffrages exprimés, devant des concurrents issus des élites économiques et politiques. La candidate de 51 ans, fille d’un ouvrier et d’une femme au foyer, a grandi dans un Chili « qui se lève tôt pour aller travailler ». Du travail, elle va en avoir pour convaincre une majorité d’électeurs de voter pour elle au second tour du scrutin le 14 décembre, car elle ne part pas favorite face à son rival d’extrême droite, José Antonio Kast.
Originaire du nord de la capitale, Jeannette Jara a grandi dans un environnement ouvrier fortement réprimé par la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990). L’aînée d’une fratrie de six enfants « commence à travailler très tôt » et prend vite conscience des fortes inégalités qui marquent son pays, ag…
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