Recrue phare de l’été à Ernest-Wallon, l’ailier international venu de La Rochelle (32 ans ; 28 sél.) n’a toujours pas marqué cette saison en cinq matchs. Néanmoins, il n’en fait pas une fixette au moment de se rendre à Montauban, ce samedi 22 novembre à l’occasion de la 10e journée de Top 14 (16h35).
Comment s’est déroulée votre intégration ?
Ça s’est très bien passé, naturellement. J’ai la chance de connaître pas mal de mecs dans cet effectif et ça faisait déjà quelque temps que j’étais en relation avec le Stade Toulousain. Je suis très content d’avoir rejoint cette équipe et très honoré de pouvoir évoluer avec des joueurs de très haut niveau.
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Vos débuts sont-ils conformes à vos attentes ?
Oui. J’espérais avoir du temps de jeu sur ce début de saison, ça a été chose faite. On a discuté avec le staff, il est content de mon intégration, je suis très content de son retour également. Donc pour le moment, tout se passe bien.
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À quelle place vous voyez-vous aujourd’hui ? Comme ailier, second centre ou polyvalent ?
Je me vois comme polyvalent et disponible à n’importe quel poste.
Rejoindre le Stade Toulousain quand on a dépassé la trentaine, c’est un vrai défi ? Quel a été le cheminement ?
Comme je le disais, ça faisait quelque temps que j’étais en relation avec le Stade. C’était quelque chose que je voulais inscrire dans ma carrière. C’est vrai que c’est peu commun de venir à 32 ans au Stade Toulousain, mais je me sens très bien dans mon corps. Je pense que j’ai encore pas mal de choses à montrer rugbystiquement. Donc effectivement, je le prends comme un de mes derniers défis, je pense. En tout cas au très haut niveau. Je suis complètement conscient du privilège et de la chance que j’ai de pouvoir intégrer cet effectif. J’ai signé pour trois ans, donc j’espère que ça sera trois belles années.
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Vous avez connu La Rochelle, le Racing 92. Est-ce qu’il y a quelque chose qui vous a surpris ?
(Sourire) Mis à part l’armoire à trophées… Non, comme je vous le disais, j’ai la chance de connaître tout le monde. Bien évidemment, je suis nouveau ici, mais j’ai quand même beaucoup d’habitudes avec beaucoup de joueurs et je ressens cet esprit de famille que je voyais quand on se rejoignait en équipe de France. En club, c’est vrai que ça se propage sur tout le monde, que ce soient les jeunes, les plus vieux ou même le staff. Franchement, c’est un endroit très confortable pour travailler et s’épanouir.
Quand on joue à votre poste, la prestation collective est importante mais marquer des essais aussi, ce qui n’est toujours pas le cas depuis que vous êtes arrivé. Est-ce que ça pourrait être un déclic ?
Effectivement, je pense que vous me connaissez et je le dis régulièrement : moi, ce qui m’anime, c’est marquer des essais. Malheureusement, j’en ai bégayé un contre Bordeaux, mais je sais que mon heure viendra. Il ne faut pas pousser la chose. Mais c’est sûr que dans un coin de ma tête, c’est quelque chose qui m’anime et qui me libérera, entre guillemets, ces derniers pourcents pour être vraiment à 100 % épanoui sur le terrain.
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Peut-on comparer avec un attaquant au football qui ne marque pas ? Cela vous hante ?
Non, franchement, je dors très bien la nuit (sourire). J’arrive le matin avec la banane et content de jouer. Donc non, ça ne me hante pas. C’est juste que je joue à l’aile, je joue maintenant au Stade Toulousain. On sait très bien que les ailiers sont réputés à Toulouse pour marquer de nombreux essais, donc tout le monde m’attend sur ça. Maintenant, je fais plus marquer d’essais que je le faisais auparavant, donc je me réconforte dans ça. Mais en tout cas, je suis persuadé que j’arriverai à franchir cette ligne et je ne me fais pas de soucis pour ça.
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Avec votre expérience, vous considérez-vous toujours comme une recrue ou êtes-vous dans la transmission avec les jeunes qui montent dans ce collectif ?
Alors je pense que le stade de recrue est passé parce qu’on a les stages de présaison pour ça, et les premières semaines d’entraînement. Cela passe relativement vite. Maintenant, effectivement, si les jeunes ont besoin de conseils ou de ressentis sur certaines choses, moi je suis ouvert à les aider, à les accompagner. Jusqu’au niveau où je peux, bien évidemment. Après, je ne suis pas un leader né ou même un capitaine. Je ne le serai, je pense, jamais. Je ne l’ai pas en bagage, mais je suis énormément dans la transmission, comme on l’a fait auparavant avec moi. Donc c’est avec plaisir que les jeunes, si je peux les aider sur quoi que ce soit, que ce soit sportivement ou même hors du rugby, dans la vie privée, parce que c’est hyper important pour être épanoui dans notre sport, je suis ouvert à tout.

