Pour son deuxième et dernier match de préparation avant la reprise du Top 14, le Stade Toulousain est allé gagner à Bayonne ce jeudi (28-24).
Du bon et du moins bon. Comme toujours, les matchs de présaison, ultra-hachés avec leur flopée de pénalités (et de bras cassés ; les demis de mêlée vont devoir surveiller leurs introductions…) peinent à réellement captiver les foules mais réservent toujours leur lot d’enseignements. Le rendez-vous entre Bayonnais et Toulousains, dernier test avant la reprise du Top 14 le week-end prochain, n’a sans doute pas volé aussi haut que les staffs respectifs ne l’auraient souhaité. Néanmoins, ce remake de la dernière demi-finale du Top 14 a permis d’entrevoir chez les “rouge et noir” une base déjà solide et indispensable pour tenter de faire un coup à Clermont dans dix jours : la défense.
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Ultra-agressifs sur le premier rideau, ils n’ont, en première période, été bernés que sur une magnifique combinaison de l’Aviron au sortir d’une touche, sur sa première occasion, la remise aveugle de Bosch à l’intérieur pour Machenaud faisant mouche (22). Avant d’en concéder trois autres en seconde période que l’on pourra imputer, en partie, aux réorganisations.
Ntamack fait sa rentrée, Epée blessé
Avant cela, la troupe d’Ugo Mola, avec un pack « pro » dans lequel Bonnard-Martin, fils d’un certain Rémy, n’a absolument pas dépareillé, et une ligne de trois-quarts très jeune au cœur de laquelle Gil a pu laisser sa vitesse et ses appuis s’exprimer par moments, avait à l’inverse péché par manque de réalisme. Plombés par un alignement défaillant et encore en quête de repères (5 touches perdues lors du premier acte dont deux en zone de marques), les triples champions de France en titre n’ont pas su mettre à profit leur domination territoriale et leur première période de supériorité numériques après le carton jaunes de Maqala (19). La seconde (Jantjies ; 40+ 1) a permis à Meafou de remettre les deux équipes dos à dos avant le repos, le Stade continuant d’accélérer à la reprise (essai de Delibes, 44), avec allant, dans le sillage de ses très nombreux entrants.
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Parmi eux, le désormais international Mallez, revenu de son prêt à Provence Rugby, et Romain Ntamack, enfin débarrassé de son strap noir au genou gauche qui l’avait accompagné et handicapé toute la saison dernière. Opéré deux jours après le titre à Saint-Denis, voilà l’ouvreur de retour sur le terrain deux mois après, rassuré et prêt à attaquer la saison comme en a témoigné son sourire à sa sortie, après une prestation de 27 minutes sans bavure et agrémentée de deux transformations réussies puisque Pouzelgues y était allé de sa réalisation (66, 21-12).
Dans un Jean-Dauger humide et bercé par le rythme des averses plus que par un public lui aussi en rodage, les Toulousains parvenaient alors à résister au retour de leurs hôtes, Saito enfonçant le clou (76) sur un côté fermé parfaitement négocié par Théo Ntamack. Histoire, même si Epée est sorti touché au genou, de repartir dans la Ville rose avec le sourire. À défaut de rapporter des points, cela ne mange pas de pain.
Bayonne 24 – Stade Toulousain 28
MT : 7-7 ; 13 179 spectateurs (guichets fermés) ; arbitre : M. Bru (Occitanie)
Vainqueurs : 4E Meafou (40+ 2), Delibes (44), Pouzelgues (66) ; 4T Alary (40+ 2), R. Ntamack (44, 66)
Vaincus : 4E Machenaud (22), Hannoun (51), Megdoud (70), T. Spring (80+ 1) ; T Anscombe (22), Germain (80+ 1)
Évolution du score : 7-0, 7-7/7-14, 12-14, 12-21, 17-21, 17-28, 24-28
BAYONNE : Orabé ; Lévêque, Maqala, Martocq, Hannoun (o) Anscombe, (m) Machenaud ; Chouzenoux, Habel-Küffner, Bruni ; Moon, Iturria (cap.) ; Tatafu, Bosch, Bordelai. Sont entrés en jeu : Tumania (53), Giudicelli (31), Setiano (11), Heguy (41), Johnson (41), Ariceta (41), Capilla (20), Leota (41), Jantjies (31), T. Spring (41), Megdoud (50), Erbinartegaray (41), B. Germain (41-50 puis 61), M. Tuilagi (61), G. Lapègue (61), Tiberghien (41). Exclu. tempo. : Maqala (19, antijeu), Jantjies (40+ 1)
TOULOUSE : Alary ; Epée, Vignères, Pichardie, Gil (o) Richardis, (m) Daroque ; Bonnard-Martin, Roumat (cap.), Banos ; Meafou, J. Brennan ; Merkler, Cramont, Baille. Sont entrés en jeu : J. Marchand (31), Lacombre (56), Neti (31), Bertrand (56), Mallez (41), Flament (41), Vergé (41), Cros (41), Jelonch (41), T. Ntamack (41), Saito (41), Llaveria (66), R. Ntamack (41), Ahki (41), Gourgues (41), Delibes (41), Pouzelgues (41), Descube (66)