November 30, 2025

VIDEO. Stade Toulousain-Racing : "Le meilleur centre néo-zélandais que les All Blacks n’auront pas eu !" Pita Ahki a fait ses adieux à Toulouse

l’essentiel
Le centre néo-zélandais a disputé ce samedi 29 novembre au soir (succès 48-24) son 159e et dernier match en “rouge et noir”, avant de prendre la direction d’Auckland fort de sept trophées décrochés.

Quelques poignées de ballons touchés, des charges bien senties et encore une présence rassurante dans la ligne défensive. Voilà ce qu’il faut retenir de la dernière victoire en “rouge et noir” de Pita Ahki. Peut-être pas la plus belle avec des scories aussi inhabituelles que compréhensibles vu le contexte, mais assurément la plus émouvante. La veille de match avait été chargée en émotions, marquée, à la suite de la mise en place, par un dernier repas avec ses partenaires et dirigeants. Un moment au cours duquel le Néo-Zélandais a reçu une photo encadrée et des vidéos des membres de sa famille saluant son parcours dans la Ville rose.

À une heure et demie du duel face au Racing 92, après une journée qui a dû lui sembler bien longue, l’arrivée à Ernest-Wallon fut tout aussi poignante. L’homme effacé qu’il est s’est retrouvé à fendre la foule en premier à la sortie du bus, sous des “Ahki ! Ahki !” à vous donner des frissons. Et c’est tout un groupe portant un maillot « rouge et noir » floqué de son N.12 fétiche qui lui emboîtait le pas. Acclamé lors de l’annonce des équipes, suivie d’un hommage sur les écrans géants juste avant le coup d’envoi, il est ensuite rentré seul sur la pelouse, sous les yeux de sa femme et de ses enfants, visiblement gêné d’autant d’honneurs. Avec, sur le dos, un N.12 aux motifs maoris sous de nouvelles acclamations du Wallon.

Une trace indélébile

Il aurait assurément mérité que la soirée lui soit consacrée, Antoine Dupont absorbant une partie de la lumière. Mais ce n’est sans doute pas pour lui déplaire tant il a brillé par sa discrétion. Il a tout de même eu la sortie qu’il méritait.

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Alors que Romain Ntamack lui a offert la transformation du septième essai stadiste, malheureusement manquée, Kalvin Gourgues l’a remplacé (71) dans ce qui s’apparentait à une passation de témoin avec celui qui était hier soir son 15e partenaire au centre de l’attaque. Dans un Wallon en ébullition, il a pu profiter de deux dernières minutes de plaisir, en… N.8 !

Et pour conclure une soirée parfaite, les Toulousains, vêtus d’un maillot N.12 rouge, ont célébré une dernière fois, pour Ugo Mola, “le meilleur centre néo-zélandais que les All Blacks n’auront pas eu”. Vidéos, tour d’honneur et haka ont conclu la soirée d’un colosse pudique n’ayant pas fendu l’armure.

Arrivé dans l’anonymat, il repart comme un roi sept ans plus tard. Entré dans des milliers de cœurs, il laisse à Ernest-Wallon une trace indélébile. Aquí es Pita. Et comme l’ont si bien écrit les supporters du virage sud sur leur tifo, c’est “pour la vie”.

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