Des casques bleus à Alma el Chaab (Liban), le 9 septembre 2024. HANS LUCAS VIA AFP
Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé ce jeudi 28 août de prolonger une dernière fois le mandat de la force de maintien de la paix dans le sud du Liban (Finul) et de programmer son retrait en 2027, un départ réclamé par Israël et les Etats-Unis.
La résolution adoptée à l’unanimité « décide de prolonger pour une dernière fois le mandat de la Finul (…) jusqu’au 31 décembre 2026 et de commencer une réduction et un retrait ordonnés et sûrs à partir du 31 décembre 2026 et dans un délai d’un an ».
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Une décision applaudie par le Premier ministre libanais, Nawaf Salam. « Je salue la décision (…) de prolonger le mandat de la FINUL jusqu’au 31 décembre 2026 », a déclaré Nawaf Salam, remerciant la France, à l’origine de cette proposition, ainsi que « tous les États amis » membres du Conseil de sécurité « qui ont fait preuve de compréhension à l’égard des préoccupations du Liban ».
« Bonne nouvelle »
L’ambassadeur israélien à l’ONU a salué comme une « bonne nouvelle » la décision du Conseil de sécurité de mettre un terme en 2027 à la mission de maintien de la paix des Nations unies dans le sud du Liban (Finul). « Pour une fois, nous avons une bonne nouvelle de l’ONU », a déclaré Danny Danon dans un message vidéo, accusant la mission d’avoir échoué à empêcher le Hezbollah de « prendre le contrôle de la région ».
Mardi dernier, le président libanais Joseph Aoun a plaidé pour le maintien des Casques bleus car, a-t-il fait valoir, « toute limitation du mandat de la Finul (…) aurait un impact négatif sur la situation, alors qu’Israël continue d’occuper certaines portions du territoire libanais ».
De fait l’accord de cessez-le-feu prévoit également un retrait israélien de la zone, mais Israël, dont l’armée s’est plusieurs fois accrochée avec la Finul, maintient des troupes dans des positions frontalières jugées stratégiques et mène régulièrement des frappes chez son voisin du nord. Le pays, qui mène plusieurs guerres dans la région, menace même de réattaquer le Liban si le Hezbollah, dorénavant très affaibli, n’est pas complètement désarmé.