August 25, 2025

"L’activité Airbnb est rentable mais ce n’est pas un Eldorado" explique une hôte Airbnb historique de Toulouse

l’essentiel
Myriam Mazet, hôte Airbnb depuis dix ans à Toulouse a vu le marché évoluer. Les offres se sont multipliées et la régulation en cours ne la choque pas, explique-t-elle à la Dépêche du Midi.

Myriam nous ouvre les portes de l’un de ses deux appartements avec jardin, niché à deux pas de la faculté de droit de Toulouse. Un T3 lumineux et accueillant, parfait pour les familles, avec en prime un petit coin de verdure.

Cela fait plus de dix ans qu’elle s’est lancée dans l’aventure Airbnb. Elle fait aujourd’hui partie des hôtes historiques de la Ville Rose. “Au départ, c’était avant tout une manière de me prémunir contre les impayés, très fréquents dans les locations classiques, raconte-t-elle. Et puis j’y ai vite pris goût : on échange avec des gens venus du monde entier, c’est passionnant.”

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Cet été, elle a accueilli des Français bien sûr, mais aussi des Américains, des Canadiens, des Australiens, des Espagnols… “J’ai eu énormément de demandes”, glisse-t-elle. Ses deux appartements sont loués environ 70 % du temps sur l’année. La plupart du temps, elle reçoit des familles de quatre personnes, qui restent en moyenne trois nuits. Côté tarifs, Myriam annonce une fourchette entre 250 et 300 euros la nuit, selon la saison et le nombre d’occupants. Mais pour elle, cette activité n’entre pas en concurrence directe avec l’hôtellerie traditionnelle. “Je suis convaincue que nous complétons une offre hôtelière insuffisante à Toulouse. Nos clients ne sont pas les mêmes : les familles que je reçois ne choisiraient pas un hôtel.”

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En dix ans, Myriam a vu l’écosystème Airbnb profondément évoluer. “Au début, il n’y avait aucune règle. Je comprends que les autorités aient souhaité réguler un peu plus. Certains ont cru à un Eldorado, mais ce n’est pas aussi simple, même si ça peut rester rentable.” Elle reconnaît aussi des abus, notamment du côté de la sous-location professionnelle.

Mais pas question de jeter l’éponge. Les nouvelles restrictions mises en place par Toulouse Métropole ne l’inquiètent pas outre mesure. “Ce n’est pas ce qui me fera arrêter. En revanche, il faut que la réglementation reste adaptée au contexte local. Toulouse, ce n’est ni Paris, ni Marseille.”

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