Noémie Berthon, 34 ans, a remporté la seconde place du championnat international… De mermaiding ! Retour sur son parcours atypique.
Noémie Berthon, plus connue sous le nom de « sirène Noémie », a représenté la France aux Merlympics, le championnat international de mermaiding récemment organisé en Allemagne. “L’équivalent des Jeux Olympiques, version sirènes”, explique-t-elle. Avec un temps de 34 secondes sur l’épreuve de vitesse (50 mètres) et le meilleur chrono sur l’épreuve de sauvetage (1 minute et 8 secondes), elle a terminé deuxième sur les 40 femmes en lice. Elle faisait partie de l’équipe Miss Mermaid France 2024, un titre qu’elle-même avait remporté en 2019.

Elle a commencé en commandant sur Ali Express
“Je suis fan de La Petite Sirène depuis petite, et j’ai toujours adoré me déguiser. Alors quand j’ai enfilé une monopalme, ça a été une évidence.” Pratiquant le cosplay depuis 2015, Noémie Berthon a découvert le mermaiding sur les réseaux sociaux. Après avoir incarné de nombreuses fois Ariel, son personnage Disney préféré, sur la terre ferme, cette Toulousaine a voulu aller plus loin en se glissant dans la peau — ou plutôt la nageoire — de son homologue aquatique. Mais le matériel représente un investissement important : entre 60 et 400 euros pour une monopalme, et jusqu’à 200 euros pour le tissu qui la recouvre. “J’ai acheté ma première monopalme sur AliExpress”, confie-t-elle, presque gênée. Malgré sa qualité douteuse, ce premier achat lui a permis de mettre “une première palme” dans cet univers aquatique digne de Disney.
Faire connaître le mermaiding en Occitanie
Aujourd’hui, Noémie Berthon pratique toujours ce sport et nourrit de grandes ambitions : faire connaître le mermaiding à l’échelle de la région Occitanie. Titulaire du BPJEPS Activités Aquatiques et de la Natation, ainsi que de la certification “Mermaid Instructor” délivrée par PADI, elle enseigne actuellement cette discipline à treize petites filles, à la piscine Aqualudia de Muret. “On a encore beaucoup de mal à se faire accepter dans les piscines publiques”, déplore-t-elle. Parmi les freins possibles, elle cite la méconnaissance de la pratique, les risques de blesser d’autres nageurs, ou encore la méfiance liée au regard des autres.
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Une quinzaine de sirènes dans la région
Avec deux amies, elle a fondé en 2021 l’association Les Naïades Occitanes, pour faire connaître et partager leur passion. Elles proposent des initiations, animent des anniversaires et participent régulièrement à des salons de pop culture, comme le NostalgGeek à Villeneuve-Tolosane. Aujourd’hui, elles recensent une quinzaine de sirènes dans la région.