Ce mardi 7 avril, le football européen a perdu l’un de ses grands bâtisseurs. Mircea Lucescu est mort à l’âge de 80 ans, quelques jours après avoir dû quitter son poste de sélectionneur de la Roumanie pour raisons de santé. Joueur majeur de son pays, entraîneur voyageur et collectionneur de titres, il laisse l’image d’un technicien qui a marqué plusieurs générations.
Le Roumain Mircea Lucescu est mort d’une crise cardiaque mardi à l’âge de 80 ans. Son décès a été confirmé par l’hôpital universitaire d’urgence de Bucarest, après une hospitalisation liée à un problème cardiaque survenu quelques jours plus tôt. L’ancien sélectionneur de la Roumanie venait justement de quitter son poste jeudi dernier, après être tombé malade lors d’un entraînement, dans la foulée de l’élimination roumaine en barrage du Mondial contre la Turquie.
Une très grande carrière d’entraîneur
Avec sa disparition, le football européen et roumain perd une figure de très longue durée. Joueur jusqu’à porter le brassard de la sélection à la Coupe du monde 1970, avant de devenir plus tard le sélectionneur qui mena la Roumanie à sa première phase finale d’Euro, en 1984.
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Sa carrière sur le banc a ensuite pris une dimension continentale. Lucescu a dirigé des clubs en Italie, en Turquie, en Ukraine et en Russie, tout en connaissant aussi une expérience à la tête de la sélection turque. Mais c’est surtout à l’Est qu’il a façonné sa légende d’entraîneur. L’UEFA rappelle qu’il est devenu l’homme de la longévité au Shakhtar Donetsk, où il a remporté sept titres nationaux, cinq coupes et surtout la Coupe UEFA 2008-2009, le sommet européen de sa carrière en club.
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Son retour à la tête de la Roumanie, 38 ans après son premier mandat, avait valeur de boucle historique. Il était revenu pour tenter de ramener sa sélection en Coupe du monde, sans y parvenir, mais avec le poids intact d’un nom qui dépassait les résultats.

