Le conseil d’administration de la Sasp du Stado Tarbes Pyrénées Rugby a acté, par un vote jeudi soir, le dépôt de bilan. Avec des dettes qui courent sur plusieurs années et un déficit de 640 000 euros, les dirigeant du Stado qui occupait par ailleurs la dernière place de Nationale, n’ont pu que constater l’évidence. Voici leur communiqué.
Comme nous l’avions annoncé depuis plusieurs jours, la partie professionnelle du Stado-TPR (LT 65 SASP) a déposé le bilan en raison d’un déficit de 640.000 euros et de comptes bloqués depuis janvier dernier. L’équipe tarbaise de Nationale sera officiellement déclarée forfait général par le FFR ce vendredi 27 février, ne pouvant pas assurer la réception de Narbonne programmée dans la soirée.
De leur côté le Stado a communiqué de manière officielle dans un communiqué signé des administrateurs et chefs d’entreprise engagés aux côtés du club : “C’est avec gravité et sens des responsabilités que nous annonçons ce jeudi le dépôt de bilan de la société LT65 SASP, entité juridique portant la structure professionnelle du club”.
Dans la suite de leur communiqué, ils mettent en avant leur travail pour aider le Stado – “depuis plusieurs mois, les administrateurs et chefs d’entreprise engagés aux côtés du Stadoceste Tarbais ont œuvré sans relâche afin de préserver l’activité sportive, les emplois et la continuité des engagements pris auprès des joueurs, des partenaires et des institutions” – tout en reconnaissant leur impossibilité à sauver le Stado face à de trop nombreux problèmes : “Malgré ces efforts, la dégradation progressive de la situation financière du club – marquée par : une insuffisance structurelle de ressources propres, une érosion des soutiens privés, des charges fixes devenues disproportionnées au regard du niveau d’activité, et des tensions de trésorerie récurrentes, nous a conduits à constater l’impossibilité de faire face au passif exigible avec l’actif disponible, au sens du droit des entreprises en difficulté. Le dépôt de bilan n’est pas un renoncement, mais une démarche juridique responsable visant à protéger les intérêts du club, de ses salariés, de ses joueurs, de ses partenaires et de ses créanciers.”.
Mieux préparer l’avenir
Pour les administrateurs et chefs d’entreprise engagés aux côtés du club, la suite offrira de nouvelles possibilités.
Ils expliquent : “Cette procédure permettra d’établir un état précis de la situation et d’envisager, si les conditions sont réunies, une solution de restructuration ou de reprise dans un cadre sécurisé.
Nous mesurons pleinement l’impact de cette décision pour : les licenciés et les bénévoles qui font vivre le club au quotidien, les supporters fidèles, les partenaires économiques et institutionnels et plus largement pour le territoire auquel le club est historiquement attaché.
Notre priorité demeure la préservation de l’outil sportif et la recherche de toute solution permettant d’assurer la pérennité d’un projet rugbystique ambitieux et responsable.
Nous remercions l’ensemble des acteurs qui ont soutenu le club jusqu’à ce jour et appelons à la mobilisation constructive de toutes les parties prenantes dans cette phase déterminante.
Un point d’information complémentaire sera communiqué à l’issue des premières étapes de la procédure”.
Pour l’heure les suites du dépôt de bilan seront attendues avec impatience début mars prochain, notamment du côté des joueurs, qui pourront pour certains être libérés afin de s’engager dans d’autres clubs ou faire valoir leur droit au chômage tout comme le président qui était salarié.
Pour le Stado, l’avenir désormais conditionné par la solidité financière de l’Asso passera soit par la Nationale 2 (la FFR aura à trancher) soit dans des divisions allant de la Fédérale 1 à la Fédérale 3.

