En l’espace de quelques heures, le Tour du Pays basque a totalement changé de visage côté français. Paul Seixas, déjà leader, a écrasé la 2e étape au terme d’une offensive audacieuse. Dans le même temps, Kévin Vauquelin, son dauphin au départ, a chuté, terminé “vide” et renonce à ses ambitions au classement général.
Le contraste est saisissant. Lundi, la France signait un doublé sur le contre-la-montre d’ouverture, avec Seixas vainqueur et Vauquelin deuxième à 23 secondes. Vingt-quatre heures plus tard, la hiérarchie a volé en éclats. Seixas a confirmé son statut de sensation de la semaine en remportant la 2e étape entre Pampelune et les grottes de Mendukilo, tandis que Vauquelin, tombé en cours d’étape, a fini très loin et a dû faire une croix sur le général.
La journée appartient d’abord à Paul Seixas. À 19 ans, le coureur de Decathlon AG2R La Mondiale a remporté lundi sa première victoire en WorldTour sur le chrono de Bilbao, puis a remis cela dès le lendemain en montagne avec une attaque lointaine et un nouveau numéro en solitaire. Sa victoire lui permet de creuser des écarts très importants sur la concurrence, au point de posséder déjà près de deux minutes d’avance sur Primoz Roglic et plus de deux minutes sur plusieurs autres outsiders au classement actualisé.
Pour Kévin Vauquelin, le scénario est inverse
Deuxième du général au départ de l’étape, le leader d’Ineos Grenadiers est tombé mardi, est revenu dans le peloton, puis a sombré physiquement dans le final. “J’ai chuté aux musettes, j’ai volé avec Axel (Laurance). On a mis du temps à revenir, on était bien placés, j’ai commencé la bosse et je crois que je me suis mis dans le rouge.”, explique le coureur français d’après des propos rapportés par le journal L’Équipe. L’occasion aussi pour lui de revoir ses ambitions à la baisse : “C’est dommage de perdre comme ça, je préfère faire les classements généraux. On fera le bilan ce soir mais maintenant, il faut récupérer.”
Le coup est d’autant plus rude, car Vauquelin avait précisément construit son début de semaine pour jouer ce général. Avant le départ, Ineos l’avait désigné comme son leader sur cette course, fort d’un début de saison déjà solide avec une 5e place au Tour d’Algarve et une 4e sur Paris-Nice. Sa 2e place sur le chrono d’ouverture avait confirmé qu’il arrivait au Pays basque avec de vraies jambes et une vraie ambition. En une chute et un jour sans, cette perspective s’est complètement effondrée.

