Depuis le début de l’année, le chocolatier Julien Gayraud vend des viennoiseries un peu particulières dans sa boutique du centre-ville d’Albi. Des croissants et chocolatines en taille XXL qui piquent la curiosité de ses clients.
“Bonjour, est-ce qu’il vous reste des maxi chocolatines ?” Ce samedi matin, quelques minutes à peine après l’ouverture de sa boutique située rue Timbal, dans le centre historique d’Albi, les viennoiseries XXL de Julien Gayraud avaient déjà trouvé preneur.
Cet artisan chocolatier propose à ses clients des croissants et des chocolatines hors normes, qui attirent les regards… et les gourmands. À première vue, on croit presque à une blague : une chocolatine géante, large comme un plateau, dorée comme une viennoiserie classique, mais beaucoup plus impressionnante. “C’est généreux. L’idée, c’est de pouvoir les partager en famille”, explique-t-il. La maxi chocolatine, vendue 18 euros, représente “l’équivalent d’une douzaine” de produits normaux, avec un poids total d’environ 1,6 kg et 24 bâtons de chocolat à l’intérieur…

Une production limitée
Julien Gayraud a commencé à commercialiser ces viennoiseries en début d’année, après un séjour à Paris. “Le concept existe depuis longtemps dans les grandes villes. Je me suis dit qu’on pourrait essayer de le faire aussi sur Albi.” Mais passer de l’idée à la pratique demande plusieurs essais. Poids, taille, cuisson, pousse de la pâte : tout doit être ajusté pour obtenir un produit régulier.
Après plusieurs prototypes, l’artisan finit par valider une recette et un format capables d’être reproduits. Pour autant, la production reste très limitée. “On peut monter à huit grosses pièces maximum”, précise-t-il. “Nous ne sommes pas boulangers et notre chambre de pousse n’a pas une taille illimitée.”
Ces croissants et chocolatines XXL sont vendus uniquement le samedi matin, jour de marché. “C’est un rendez-vous pour les gens qui veulent de la viennoiserie artisanale.” Au vu du faible nombre de pièces produites chaque week-end, il est conseillé de réserver deux jours avant. C’est ce qu’a fait Lenny, un jeune homme venu de bonne heure samedi matin pour récupérer sa maxi choco à l’heure du petit-déjeuner. “C’est ma mère qui m’en a parlé. Je connaissais déjà leurs chocolatines normales. On avait envie de tester parce que ça donne envie, c’est quand même sympathique !”
Raphaël est lui aussi venu récupérer une maxi viennoiserie, que son épouse avait commandée. “On va la partager avec les enfants, explique le père de famille, et avec les collègues de ma femme qui travaille aujourd’hui. Il n’en restera pas une miette !”

