March 15, 2026

EN IMAGES. "C’est extraordinaire" : des milliers de personnes et une énergie survitaminée pour célébrer le carnaval dans la Ville rose

l’essentiel
Entre chars majestueux, troupes antillaises survoltées et spectateurs costumés, des milliers de Toulousains ont bravé la fraîcheur nocturne pour prendre part à la liesse populaire.

Ce samedi soir, le cœur de la Ville rose a battu au rythme des percussions et des confettis. Entre tradition et explosion de couleurs tropicales, le carnaval de Toulouse a rassemblé des milliers de participants dans une communion festive où la barrière entre spectateurs et acteurs s’est joyeusement évaporée.

Les danseurs ont emporté les Toulousains sur leurs rythmes entraînants.
Les danseurs ont emporté les Toulousains sur leurs rythmes entraînants.
DDM, – Frédéric Scheiber.

Dès les rames de métro, le ton était donné. Point de passagers ordinaires ici, mais des lions en baskets, des fées à paillettes et des créatures gothiques grimpant les marches quatre à quatre.

L’impatience était palpable avant même d’atteindre le boulevard de Strasbourg, épicentre d’une fête attendue par toute une ville, à en juger par le nombre de personnes rassemblées sur les trottoirs. Le coup d’envoi officiel a été marqué par un geste symbolique : la remise des clefs de la cité à Hamza, figure de proue de cette édition, tout de bleu vêtu.

Les danseurs ont emporté les Toulousains sur leurs rythmes entraînants.
Les danseurs ont emporté les Toulousains sur leurs rythmes entraînants.
DDM, – Frédéric Scheiber.

Un voyage sensoriel

Ce fut alors un déferlement de vitalité. La batucada Alkiminia a ouvert la voie, ses tambours jaunes faisant vibrer le bitume sur des rythmes samba-reggae. Dans leur sillage, des étoiles de mer et les danseuses survoltées de Twopikal All Stars ont transporté Toulouse vers les latitudes brésiliennes.

Tous les types de costumes étaient de sortie.
Tous les types de costumes étaient de sortie.
DDM, – Frédéric Scheiber.

Le char de Yemaya, majestueuse évocation des océans, a fendu la foule sous une pluie de confettis. Le contraste était saisissant avec la troupe suivante : des silhouettes aux habits élimés faisant claquer des cordes dans une brume envoûtante, suivies de près par l’énergie “survitaminée” des Antillo-Guyanaises de Kann’a Vaval, toutes de rouge vêtues, acclamées par les spectateurs.

La magie opère

Ce qu’il y a de bien avec le carnaval, c’est que le spectacle est autant sur la piste centrale que dans les rangs des spectateurs. “C’est la première fois qu’on fait un carnaval nocturne, c’est extraordinaire !”, s’exclament Caroline et Sandra, reconnaissables à leurs perruques roses. La magie opère surtout dans cette mixité : ici, Lohan et son fils Dino, costumés en lion et en printemps, savourent le spectacle ; là, Marlène, chapka fuchsia vissée sur la tête, savoure le retour de l’événement en famille, malgré la fraîcheur printanière.

Cette Vénitienne n’est pas passée inaperçue.
Cette Vénitienne n’est pas passée inaperçue.
DDM, – Frédéric Scheiber.

Pour Soren, dix ans, l’émerveillement est total devant l’immensité du cortège. Pour son père, lui-même coiffé d’un postiche coloré, c’est aussi un moment de transmission. “C’est bien pour l’apprentissage des enfants”, confie-t-il. Même ceux venus sans déguisement, comme Isabelle, se laissent happer par l’ambiance : “La musique est trop entraînante, je n’en perds pas une miette”, glisse-t-elle.

Les danseurs ont emporté les Toulousains sur leurs rythmes entraînants.
Les danseurs ont emporté les Toulousains sur leurs rythmes entraînants.
DDM, – Frédéric Scheiber.

Alors que le thermomètre affichait un timide 10 °C, la chaleur humaine et les décibels ont fini par réchauffer les cœurs. Entre les petits chats de la bande d’Elisa et les percussions frénétiques, Toulouse a prouvé que son carnaval reste ce qu’il est par essence : un espace de liberté absolue et un rempart contre la grisaille.

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