Père de deux enfants, Romain G., 40 ans, a été mis en examen le 10 avril pour viols et agressions sexuelles sur mineur·es perpétrés dans la région lyonnaise. L’homme est soupçonné d’avoir agressé 34 victimes âgées de 3 à 9 ans entre 2020 et 2024.
Mis en examen le 10 avril pour viols sur de jeunes garçons dans le village de Lucenay, dans le Beaujolais (Rhône), Romain G., père de famille, est accusé d’avoir abusé de 34 enfants âgés de 3 à 9 ans. Entre 2020 et 2024, l’homme aurait violé et agressé sexuellement des camarades de classe de ses enfants lors de soirées pyjama qu’il organisait à son domicile, comme le raconte le journal Le Monde dans son édition du 29 avril 2026.
Interpellé en décembre 2024, après que trois élèves de CM1 ont raconté à leurs parents les agressions commises par le père de leur copain d’école lors de ces soirées, il avait été auditionné avant de ressortir libre. À l’époque, il avait alors tenté de se suicider avant d’avouer à l’hôpital être l’auteur de nombreuses agressions.
Un père de famille accusé d’avoir agressé et violé 34 enfants âgés de 3 à 9 ans dans son village de Lucenay : récit d’une affaire pédocriminelle vertigineuse
— Le Monde (@lemonde.fr) 29 avril 2026 à 18:33
Pendant quatre ans, Romain G. va sévir lors de ces soirées pyjama mais aussi lorsque des proches de la famille leur rendaient visite. Les faits reprochés sont insoutenables : pénétrations digitales, anales, fellations forcées, parfois alors même que les parents des victimes prenaient l’apéro à quelques mètres seulement de leur enfant. Alors comment expliquer que personne n’a rien vu pendant toutes ces années ?
Soumission chimique
Au cours de l’instruction, les enquêteurs ont notamment retrouvé des vidéos d’enfants assoupis ou avec les yeux bandés, souvent “sans réaction physique ou de système de défense”, rapporte Le Monde dans son enquête. “Ils restent inertes malgré les pénétrations sexuelles ou digitales qu’ils subissent”, écrivent les enquêteurs dans leur rapport.
Ils soupçonnent l’homme d’avoir soumis chimiquement les enfants avant de les agresser. Consommateur d’antihistaminiques, de CBD et de puissants somnifères, l’homme détenait chez lui des molécules susceptibles d’être utilisées pour sédater les enfants.
Selon le père de l’une des victimes, Marc, il est “certain” que des adultes dans le “cercle proche [de Romain G.] savaient et avaient pris leurs distances parce qu’il avait eu un comportement déplacé”, expliquait-il au Progrès en mars 2025. Décrit comme un parent d’élève impliqué dans la vie de l’école et ayant un bon “feeling” avec les enfants, personne ne soupçonnait la face cachée de cet homme.

