February 22, 2026

Du Stade Toulousain au Gers : Mathias Bouniol, l’espoir du rugby occitan venu des terres de la "Bête du Gévaudan"

l’essentiel
De la Lozère au Stade Toulousain, l’ailier Mathias Bouniol trace sa route, marchant sur les traces de la “Bête du Gévaudan”. Entre sa double licence dans le Gers, à L’Isle-Jourdain, et ses racines réunionnaises, rencontre avec un espoir de l’Ovalie.

Le point commun entre Mathias Bouniol et la “Bête du Gévaudan” ? Ils se sont fait connaître dans la même région. Mais la comparaison s’arrête là pour le jeune ailier de 20 ans, né à Toulouse et qui joue en double licence avec l’US L’Isle-Jourdain et les Espoirs du Stade Toulousain. Il est aussi certainement moins féroce que la bête, c’est dans un certain sens ce qu’on pourrait lui reprocher. “Il n’est pas méchant ! En revanche, je lui avais dit en début de saison, comme Aimé Jacquet l’avait dit à Robert Pirès lors du Mondial 1998 : durcit ton jeu ! Et c’est vrai que lorsqu’il le fait, c’est un bon petit joueur”, confie Olivier Argentin, co-entraîneur de l’USL.

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Donc exit la “Bête du Gévaudan” qu’il a, peut-être, côtoyé lorsqu’il a touché ses premiers ballons au sein du RC Haut-Gévaudan (en Lozère). Ce qui est sûr, c’est que c’est son grand frère, ancien joueur de Clermont, qui lui a donné les premières bases de ce sport. Ensuite, c’est dans la région toulousaine qu’il s’est épanoui. À Colomiers d’abord, entre 2012 et 2019, puis, enfin, au Stade Toulousain où il est toujours. “Moty” – son surnom – poursuit ses études de commerce également dans la Ville rose. Entretien.

Le Lislois Mathias Bouniol résiste à la pression de deux joueurs du CAC sur le synthétique du Hol.
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DDM – E.D.

La Dépêche du Midi : Mathias, qu’est-ce qui vous a amené au rugby ?

Mathias Bouniol : Mon frère y jouait et c’est un exemple pour moi. Il m’a appris à faire des passes, manier le ballon et tout ce qu’il faut savoir pour faire le job en ailier ou arrière aussi, je peux faire les deux. Après, avec le rugby, j’ai découvert un esprit d’équipe qui m’a tout de suite plu. C’est devenu pratiquement une deuxième famille pour moi.

Et concernant votre arrivée à l’USL ?

C’est la double licence qui m’a amené ici, et j’y ai trouvé un super club où il y a une super ambiance, c’est cool !

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Quelles sont vos qualités ?

C’est dur à dire… Je suis à l’écoute et travailleur aussi. J’aime bien aller au bout des choses, et j’aime bien rigoler.

A contrario : quels sont vos défauts ?

Je ne réfléchis pas assez, parfois, je prends des décisions sur des coups de tête, je suis un peu impulsif, donc impatient. Tout ça se rejoint… et c’est pareil au rugby !

Et en dehors du rugby justement, quelles sont vos passions ?

J’aime bien le golf, et puis sortir avec les copains, passer de bons moments avec eux. Il y a aussi la famille : je suis le dernier derrière mon frère et ma sœur, c’est quelque chose de très important pour moi, surtout lorsqu’on partage des repas. Avec la cuisine réunionnaise de ma mère qui vient de là-bas, difficile d’oublier le rougail saucisses et le cari de poulet !

Ce qu’il pense de Mathias Bouniol

Kylian Destarac-Cussac, partenaire de jeu sous les couleurs du Stade Toulousain et de l’USL : “C’est une personne extraordinaire. Bon, il est un peu perché, sur son arbre, il faut donc le connaître, mais c’est ce qui nous le rend très attachant. Par contre, il y a une énigme que nous n’avons pas encore résolue : pourquoi collectionner des canettes de Red Bull ?”

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