February 21, 2026

À Condom, le marché de l’immobilier compose avec l’incertitude

l’essentiel
Stéphanie Desbarats et Gilles Duclos ont ouvert en 2020 leur agence condomoise immobilière Nestenn. Rencontre avec l’équipe qui fait le point sur l’état actuel du marché local.

Le marché de l’immobilier, après un recul très net en 2023, a connu une légère reprise en 2024 mais semble tomber dans un cycle de stagnation pour un marché qui semble devenir plus atone.

Comment l’immobilier se porte-t-il sur la Ténarèze ?

Nous sommes sur un plateau depuis 2024. Après une explosion de l’immobilier durant le Covid, l’année 2023 a été compliquée pour le marché immobilier, due essentiellement à la remontée des taux d’emprunt et à l’obligation de solder un crédit immobilier en cours avant d’acheter un autre bien. Il n’y avait plus la possibilité de transfert d’un crédit. Nous avons constaté une reprise en 2025. Néanmoins, nous sommes sur un plateau, les ventes se stabilisent. Personnellement, nous pouvons parler que de notre bilan, nous sommes à une vente par semaine pour une moyenne d’achat de 180 000 euros. Nous avons en revanche une forte demande d’estimations de biens, soit par des notaires soit par des particuliers. Nous nous apercevons que les gens sont moins attachés aux biens de famille. Sur la Ténarèze, il est certain que l’offre médicale de l’hôpital avec les urgences, le scanner et maintenant l’IRM est un atout indéniable dans la vente d’un bien, notamment pour les retraités.

Quel est le profil des acheteurs ?

Ce sont en règle générale des quadragénaires actifs ou des jeunes ou futurs retraités à court terme venant de l’extérieur du département ou de pays étrangers. Il y a aussi quelques investisseurs, notamment pour Condom, avec l’achat d’immeubles ou de locaux commerciaux de grande surface. Pour le marché immobilier, la nouveauté est la négociation quasi systématique. Pour l’heure, l’offre étant supérieure à la demande, l’acheteur négocie. Il faut trouver le bon équilibre entre l’acheteur et le vendeur. Avant, l’offre étant plus rare, notamment pendant le Covid, le prix proposé était accepté d’emblée. Nous notons également des achats réfléchis et de raison, les achats « coup de cœur » et impulsifs sont pratiquement finis dans le type de bien que nous vendons. Maintenant, les personnes se dirigent vers des biens classiques. Avant d’acheter, ils se renseignent sur les impôts locaux, sur la consommation énergétique du bien, sur le coût d’éventuels travaux et la possibilité d’aides à la rénovation, etc. On se doit d’être plus présent. L’immobilier est plus compliqué depuis 2023, il faut s’adapter.

Comment voyez-vous l’avenir ?

Je pense que jusqu’en 2027, c’est-à-dire les élections présidentielles, les ventes resteront sur un plateau. Il faut juste que cela se maintienne. Pour une reprise significative, nous pensons qu’il faudra attendre que la situation du pays soit plus stable ainsi qu’une meilleure visibilité.

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