Le ski alpinisme fait son entrée aux Jeux Olympiques à partir de jeudi 18 février, offrant une nouvelle vitrine à cette discipline unique. Avec des courses intenses et spectaculaires, les athlètes français visent les médailles.
Fini le ski alpin, place au ski alpinisme. Pour la première fois, cette discipline a été inscrite au programme des Jeux Olympiques. L’occasion pour le grand public de découvrir une discipline pas comme les autres. Entre montée, descente et obstacle. Un sprint hommes puis femmes sont au programme ce jeudi, avant le relais mixte samedi.
Le principe est simple et consiste à monter le plus vite possible quelque 70 m de dénivelé skis aux pieds, avec une phase de “portage” où les skis sont sur le dos, puis à redescendre en mode ski alpin. Le tout en trois minutes à peine d’un effort extrêmement explosif.
Très télévisuel avec des manches ultra cardio qui s’enchaînent, des confrontations directes et des transitions spectaculaires (le moment où les skieurs enlèvent en quelques secondes leurs peaux des skis qui les empêchent de glisser à la montée pour passer en mode descente), la discipline est très éloignée du ski de randonnée, la version loisir du sport qui consiste à se balader en pleine nature et à chercher de jolies pentes à skier à la descente.
Et l’introduction de cette discipline est une aubaine pour les Bleus qui excellent. “C’est un moment historique pour notre discipline. On sait qu’on a de la chance d’être là, au bon endroit au bon moment […] C’est peut-être une fois dans une vie”, résume Emily Harrop, N.1 mondiale dans la discipline ces quatre derniers hivers et immense chance de médaille pour la France.
L’introduction du ski-alpinisme aux Jeux olympiques ne s’est pourtant pas faite sans remous. Dès l’annonce en 2021 de son apparition au programme des JO-2026, certains athlètes, dont la star de l’ultra-endurance Kilian Jornet, avaient émis des réserves, craignant que les Jeux suppriment l’esprit nature du “skimo”.

