February 18, 2026

De Montmartre aux Alpes, en passant par La Mongie, Mécamont Hydro, l’excellence sur le plateau

l’essentiel
À Lannemezan, Mécamont Hydro s’impose comme un acteur national de la maintenance des funiculaires et travaux en altitude. Portée par une activité soutenue, l’entreprise multiplie les chantiers d’envergure, des Pyrénées à Paris.

Sur le plateau de Lannemezan, l’industrie de pointe a un nom : Mécamont Hydro. Spécialisée dans l’entretien et la maintenance des funiculaires et installations par câble, l’entreprise est aujourd’hui une référence nationale. Mais son savoir-faire ne s’arrête pas là. Hydroélectricité, remontées mécaniques, ingénierie, chaudronnerie, usinage, peinture industrielle, levage ou encore travaux sur câbles acier et structures complexes : la société intervient sur des chantiers aussi techniques que variés.

Dirigée par deux jeunes chefs d’entreprise, Pierre Zerbini et Stéphane Arné, Mécamont Hydro emploie 79 salariés, dont 8 apprentis. Une équipe soudée et hautement qualifiée qui répond à un carnet de commandes particulièrement dense.

Dans les ateliers de Lannemezan, l’activité est soutenue. Les équipes travaillent actuellement sur le pont mobile du Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes, dans le cadre de son entretien décennal. En parallèle, des éléments du funiculaire de Montmartre sont en révision. Une partie des travaux est réalisée sur place à Paris, tandis que certaines pièces sont rénovées dans les ateliers haut-pyrénéens. « Nous avons une belle activité hivernale, au-delà de ce que nous avons connu par le passé, notamment grâce aux prospections engagées en 2025 », souligne la direction. La première cabine du funiculaire parisien doit être remise en service au mois de mars, les suivantes étant traitées successivement.

L’entreprise intervient également dans le Sud-Est pour le compte de la Compagnie Nationale du Rhône, confirmant son rayonnement national.

Habituée aux chantiers vertigineux, Mécamont Hydro est actuellement mobilisée à 2 620 mètres d’altitude, à La Mongie, pour le téléphérique des Laquets. En co-traitance avec les entreprises POMA et Socabat, elle assure le montage d’une cabine de dix places destinée à desservir la future hôtellerie d’altitude. Une expertise qu’elle déploie également dans plusieurs stations des Pyrénées, notamment à Superbagnères, Saint-Lary, Piau-Engaly ou encore Guzet, ainsi qu’à Barèges pour la télécabine de Tournaboup.

Le savoir-faire des chantiers vertigineux

Cet été, les équipes prendront la direction de Chamonix pour participer à la reconstruction du téléphérique des Grands Montets. Un chantier spectaculaire, entre 1 200 et 3 400 mètres d’altitude, avec l’exploitation d’un « blondin », téléphérique de chantier servant à transporter le matériel nécessaire aux travaux.

Avec une année de travail déjà assurée, Mécamont Hydro confirme son dynamisme et son positionnement stratégique dans le secteur des travaux en altitude et des installations par câble. L’entreprise mise également sur l’avenir en investissant dans la formation. Son centre « Hauteur et sécurité », implanté à Lannemezan et Millau, a déjà formé 1 400 personnes.

Ancrée dans le territoire, tournée vers l’innovation et la transmission des compétences, Mécamont Hydro illustre la vitalité industrielle du plateau de Lannemezan et son rayonnement bien au-delà des Hautes-Pyrénées.

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