La présidente de la région Occitanie était en déplacement dans le Gers ce dimanche 15 février pour soutenir la filière avicole dans les marchés au gras, touchés par une baisse d’affluence ces dernières semaines.
Ce n’est pas tous les jours qu’une présidente de région siffle le coup d’envoi du marché au gras de Gimont. C’était le cas ce dimanche 15 février, Carole Delga ayant répondu favorablement à l’invitation du maire de la commune, Franck Villeneuve, pour ouvrir les “Grasses matinées” devant des dizaines d’acheteurs impatients. “Pour nous, c’est un coup de pub intéressant. J’espère que ça portera ses fruits, qu’on aura davantage d’affluence dans les jours à venir”, commentait l’édile après coup.
Si la fin d’année a été plutôt animée, les dernières semaines sont en effet plus difficiles sous la halle gimontoise, malgré des étals encore bien fournis (247 carcasses de canards, 18 carcasses d’oies et 209 foies gras notamment). “On constate cette année que ça décline davantage, beaucoup plus vite. On est un peu inquiet, je ne vous cache pas”, livrait Franck Villeneuve.

Un constat partagé par Benjamin Constant, président de l’Association gersoise pour la promotion du foie gras et de l’aviculture (AGPFGA). “Il y a eu le plein boom jusqu’à décembre, un peu début janvier et puis après, il y a un arrêt qui n’était pas aussi marqué avant. On a un questionnement à avoir. Ça ralentit fortement, c’est un peu dommageable.”
“Attachement sincère”
Habituée des marchés au gras depuis son enfance – “Je sais découper le canard”, rappelait-elle – Carole Delga n’a donc pas manqué d’apporter son soutien aux producteurs, au sein d’une filière en quête de visibilité. “La Région les aide, on a des dispositifs d’aide pour les producteurs et transformateurs du foie gras et canard gras. En venant à titre personnel, je souhaitais leur démontrer mon attachement sincère et ma connaissance sur cette filière.”
De quoi redonner confiance et optimisme au maire de Gimont, convaincu qu’il y aura des jours meilleurs sur son marché au gras. “À nous, producteurs et collectivités, de voir comment on peut l’animer et l’enrichir pour faire venir davantage de monde”, concluait Franck Villeneuve.

