Le chantier de la ligne C du métro, qui doit être livrée fin 2028, accusait des retards dans le creusement des tunnels, notamment au nord de Toulouse. Tisséo Ingénierie assure que le creusement a repris.
Le chantier de la ligne C du métro, dont la mise en service est prévue dans moins de 3 ans, fin 2028, avance bien.
Tisséo Ingénierie a annoncé, ce lundi 16 février, que plus de 60 % des tunnels et viaducs sont réalisés. Sur les 27 km prévus, environ 16 km d’infrastructures sont achevés : plus de la moitié du tunnel et les 5 km de viaduc.

Toutes les stations sont terrassées. Seul un édicule reste à construire à François-Verdier pour assurer la correspondance avec la ligne B, assure encore Tisséo.
Le chantier bascule désormais dans le second œuvre. Les quatre stations aériennes ainsi que Bonnefoy et l’Ormeau sont déjà en phase d’aménagement : cloisons, maçonneries, carrelage et habillages muraux.

“C’est la partie visible de l’aménagement”, souligne Julien Isnard, adjoint au chef de projet chez Tisséo Ingénierie.
L’équipement du système de transport déarre également. Les premiers rails seront posés sur les ouvrages linéaires, notamment sur le viaduc.
Côté matériel roulant, deux rames sont en essais à Valenciennes afin d’accumuler les kilomètres. “La production en série des 27 rames nécessaires à l’exploitation va s’engager”, indique encore Julien Isnard.


Sous terre, quatre tunneliers poursuivent leur progression. L’un doit atteindre le puits Saint-Sauveur à l’été.
Au printemps, une opération spécifique est prévue : le tunnelier parti de La Vache sortira à Ponts-Jumeaux avant d’être repositionné pour un second trajet vers Raisin, conformément au schéma logistique défini dès l’origine.

Sur le tronçon Fontaine Lumineuse – Colomiers, le creusement a repris et la cadence progresse. La station de Colomiers devrait entrer en seconde œuvre au printemps.
Le creusement a repris à Colomiers
En surface, les stations aériennes prennent forme. Chacune affirme une identité propre — cassettes métalliques à Labège-Madron, béton blanc à Aerospace Campus, terre cuite émaillée à Labège-Gare.
“Elles ont en commun un bandeau architectural qui suit le mouvement de l’escalator d’accès aux quais, signature visuelle de la ligne C”, précise Julien Isnard.

