Le chef de projet adjoint du chantier de la ligne C à Tisséo Ingénierie, Julien Isnard, fait le point sur l’avancement du chantier, qui doit être livré dans moins de 3 ans. Les tunneliers ont creusé plus de la moitié du linéaire prévu.
Où en est le chantier de la ligne C ?
Plus de 60 % des linéaires sont réalisés. Sur 27 km, environ 16 km d’infrastructures sont achevés : plus de la moitié du tunnel et les 5 km de viaduc. Toutes les stations sont terrassées. Nous basculons progressivement dans la seconde œuvre, avec les aménagements intérieurs déjà engagés sur les stations aériennes ainsi qu’à Bonnefoy et l’Ormeau.
Le creusement a connu des difficultés. Où en est-on ?
Sur le tronçon Fontaine Lumineuse – Colomiers, le tunnelier a effectivement rencontré des aléas géotechniques qui ont ralenti sa progression. Le creusement a été interrompu le temps d’adapter les méthodes et de sécuriser l’intervention. Aujourd’hui, le tunnelier fonctionne de nouveau correctement. Les équipes remontent progressivement en cadence. Nous n’avons pas encore atteint la productivité cible, mais la situation est stabilisée et l’amélioration est nette.
Ce retard impacte-t-il le reste du chantier ?
Non. Le génie civil des stations se poursuit. La station de Colomiers doit d’ailleurs entrer en second œuvre au printemps. Sur un projet de cette ampleur, nous ajustons en permanence l’organisation pour éviter qu’un aléa ponctuel ne bloque l’ensemble.
Qu’en est-il des autres tunneliers ?
Quatre sont en activité. L’un doit atteindre le puits Saint-Sauveur à l’été. Au printemps, une opération particulière est prévue : le tunnelier parti de La Vache sortira à Ponts-Jumeaux avant d’être repositionné pour un second trajet vers Raisin.
Et la suite ?
L’équipement du système démarre, avec la pose des rails sur le viaduc et la poursuite des essais des rames avant la production en série.

