À Munich, la réaction de Kaja Kallais face aux critiques américaines sur l’ONU a rapidement fait le tour des réseaux sociaux.
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, participait ce 13 février à une table ronde sur “l’ordre international”, organisée dans le cadre de la conférence de Munich sur la sécurité. Lors d’un échange avec Mike Waltz, l’ambassadeur américain auprès des Nations unies, Kaja Kallas n’a pas pu cacher son agacement lorsque ce dernier s’est montré très critique envers l’ONU qu’il juge inefficace pour résoudre des conflits.
“Je pense qu’il est légitime de la part de Trump de demander pourquoi l’ONU n’a-t-elle pas été capable de résoudre des problèmes comme le différend frontalier entre le Cambodge et la Thaïlande, ou l’Azerbaïdjan et l’Arménie, ou sur le Cachemire, entre l’Inde et le Pakistan, où l’on avait une très sérieuse escalade nucléaire” était-il en train d’énumérer lorsque Kaja Kallas a levé les yeux au ciel en soupirant.
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Plusieurs inexactitudes
Une réaction qui a fait le tour du monde et qui n’a pas manqué de faire réagir les internautes. “Moi essayant de rester polie quand un Américain explique l’Europe à des Européens”, peut-on lire en dessous de la vidéo de la cheffe de la diplomatie qui souffle en levant les yeux. Une réaction qui s’explique par plusieurs déclarations inexactes de l’ambassadeur américain. Ce dernier a défendu l’idée selon laquelle Donald Trump aurait mis fin à “huit guerres” depuis son retour au pouvoir, une vérité qui reste largement discutable.
Le cas de l’Inde et du Pakistan illustre ces divergences. L’ancien président américain revendique la fin des combats au Cachemire au printemps 2025 grâce à un cessez-le-feu signé en sa présence. Or les affrontements ont repris par la suite. Même situation en Asie du Sud-Est : entre la Thaïlande et le Cambodge, un arrêt des combats a bien été conclu, avant une reprise des hostilités puis un nouvel accord, laissant une région toujours instable. Lors de cette rencontre, la haute représentante de l’Union européenne a également critiqué le “Conseil de la paix” voulu par Donald Trump pour Gaza, avertissant qu’il était un “instrument personnel” du président américain.

