Alors qu’Emmanuel Macron se rend en Inde ce mardi, suite à l’annonce d’un “contrat historique” portant sur 114 avions Rafale que l’Inde achètera à Dassault, l’événement rappelle un incident survenu il y a un an, lorsqu’un Rafale indien a été abattu.
En 2025, un Rafale indien avait été abattu dans la nuit du 6 au 7 mai lors d’un affrontement entre l’Inde et le Pakistan. Contesté par l’Inde, le Pakistan avait revendiqué la destruction de trois Rafale parmi plusieurs autres avions indiens. Un coup dur pour le fleuron de l’aéronautique française puisque c’était la première fois qu’un Rafale a été abattu depuis son lancement en 2001.
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Dans un rapport publié en janvier sur les moments clés de l’année 2025 de son industrie de la défense, Pékin s’est réjoui de “la première victoire au combat du J-10CE”, confirmant, sans préciser, que l’un de ses avions de combat avait bien abattu un Rafale indien. L’avion de Dassault aurait été détruit à une distance d’environ 200 km à l’aide d’un missile chinois air-air à longue portée PL-15.
Des erreurs indiennes
Reuters a enquêté auprès de responsables, fonctionnaires pakistanais et indiens, sur les circonstances de cette destruction. Selon l’agence de presse, la destruction du Rafale serait surtout liée à une mauvaise estimation indienne concernant la portée du missile PL-15 de fabrication chinoise tiré par le chasseur J-10. “Les renseignements erronés ont donné aux pilotes de Rafale un faux sentiment de confiance quant à leur capacité à se trouver hors de portée de tir pakistanaise, qu’ils estiment à environ 150 kilomètres seulement”.
Islamabad revendique également le succès de son attaque électronique contre les capteurs et les systèmes de communication indien, réduisant la conscience situationnelle des pilotes indiens. Des faits que New Delhi conteste.
Par ailleurs, le Pakistan aurait réussi à mieux connecter son matériel militaire aux systèmes de surveillance terrestres et aériens, lui offrant une vision plus précise du champ de bataille. “La contrainte imposée par les dirigeants politiques de ne pas attaquer les installations militaires (pakistanaises) et leurs défenses aériennes”, et la possible transmission d’informations venant de Chine, avait également été évoquée pour expliquer les pertes indiennes.

