February 6, 2026

"L’Occitanie, puis l’Hexagone": Ma P’tite Ile plie boutique, pour aborder de nouveaux rivages

l’essentiel
Définitivement fermée. La boutique exotique “Ma P’tite île”, après avoir déménagé en périphérie, dans la zone commerciale de La Cavalerie, baisse le rideau, pour s’envoyer vers de nouveaux rivages : “l’Occitanie, puis l’Hexagone”, indique Cédric Payet, qui veut se consacrer au développement de sa marque. Une marque qui marche fort.

“On a du mal à suivre les commandes”, confiait Cédric Payet à “La Dépêche du Midi”, en décembre dernier. La conséquence ne s’est pas fait attendre. En ce début d’année, le restaurateur et chef d’entreprise appaméen a décidé purement et simplement de baisser le rideau de la boutique, définitivement, pour se “consacrer au développement de sa marque “”Au début, on avait du mal à attirer les gens vers ce type de produit, et maintenant on peine à faire face aux demandes”, explique-t-il.

“En ce moment, nous sommes très occupés, souffle Cédric Payet. On gère les déménagements des deux commerces, celui du centre-ville, et celui de la Cavalerie, que nous avons ouvert il y a un an. Et, dans le même temps, on agrandit le laboratoire de production, dans de nouveaux locaux, que nous sommes en train de transformer. Il y a encore des travaux à faire. Sans parler des commandes qui continuent à arriver. Ça fait beaucoup de choses à faire, en peu de temps”.

En dehors des frontières du département

La marque créée par Cédric Payet – Ti Créole – “se développe en dehors des frontières du département”, reprend le chef d’entreprise et créateur. C’est un marché de niche : “On attend plus rapidement un plafond de verre, dans notre diffusion de proximité, qu’avec une autre production”, fait-il remarquer. La marque propose deux boissons, à l’ibiscus et au tamarin. Une troisième variante est programmée pour le début de cette année. “Et encore deux autres dans le courant 2026. Les recettes sont presque prêtes, il reste quelques détails à peaufiner”, ajoute-t-il. Ti Créole propose également des condiments, à base de crème de piments, et compte sept recettes différentes, élaborées par Cédric Payet. “L’objectif, cette année, est de partir sur des sauces plus grand public, avec seulement une petite dose de piment, pour le parfum”, ajoute-t-il.

Le marché de Ti Créole, ce sont essentiellement les boutiques exotiques, “et pas forcément en Ariège, où nous sommes déjà bien installés. Nous avons démarché à Toulouse. Nous nous sommes attaqués au Tarn-et-Garonne. 90 % de nos clients, ce sont des magasins qui proposent des produits locaux, des grandes surfaces, des boulangeries ou des restaurants”. Ti Créole démarche ses clients en dehors des frontières du département. “Mais il y a également des restaurants qui nous ont contactés directement, dans l’Aude, et même à Paris, à la suite de l’article paru dans La Dépêche. C’est du bouche-à-oreille”. Un grossiste, à Paris, diffuse ainsi les produits de la marque.

Suivre la cadence

Pour digérer ces nouvelles cadences, conséquence de commandes plus nombreuses, Ti Créole automatise sa production. “C’est une nécessité : jusqu’à présent, nous collons les étiquettes à la main sur les bouteilles”, sourit Cédric Payet. Une tâche fastidieuse et chronophage à la fois. Le volume de boissons a été multiplié par cinq, en peu de temps. “Mais tout reste purement artisanal. Il ne s’agit pas de production industrielle”, note Cédric Payet. Mais le mélange des épices et des piments, par exemple, ne se fait plus à la main : “Ça m’évite de tourner pendant des heures”, sourit-il.

Ti Créole reste très attaché à ce qui fait son ADN, l’utilisation de produits naturels, l’authenticité, sur lesquelles il est intraitable. “Les boissons que nous vendions jusqu’ici provenaient de loin. On y trouvait notamment des conservateurs, des colorants”, fait remarquer Cédric Payet, qui n’était pas satisfait de son offre. “J’avais envie de proposer des produits 100 % naturels, plus sains et plus travaillés au niveau du goût. Certains fabricants mettent du piment, du sel et vendent ça très cher”, conclut-il, bien décidé à rester fidèle à l’âme de Ti Créole.

Les produits qui étaient vendus à l’épicerie restent disponibles dans les rayons de nombreuses grandes surfaces de la ville, soit au rayon “produits locaux”, ou “produits du monde”, en fonction des distributeurs.

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