L’arbitre amateur allemand, Pascal Kaiser, connu pour son militantisme sur les réseaux sociaux contre l’homophobie dans le football, a demandé en mariage son partenaire devant 50 000 spectateurs à Cologne.
C’était osé, mais le public a répondu présent. Pascal Kaiser, arbitre amateur allemand et militant contre l’homophobie, a saisi l’instant pour faire sa demande en mariage à son petit ami, Moritz, devant 50 000 spectateurs enthousiastes à Cologne. Un geste à la fois intime et politique, acclamé par le public.
“Tout a commencé lorsque mon partenaire m’a dit un jour : “Si tu me demandes en mariage un jour, fais-le en grand””, raconte Pascal Kaiser au Tagesspiegel. Ce soir-là, le message a trouvé son écho. Devant les tribunes bondées du FC Cologne, l’arbitre de 27 ans a posé la question fatidique, et lorsque Moritz a répondu oui, l'”influenceur” a été ravi de la réaction des supporters de Cologne qui ont acclamé le couple : “Tout le stade a tremblé, a-t-il souri. Je n’ai pas eu une seule expérience négative”.
Les réseaux sociaux pour sensibiliser
Connu pour avoir révélé sa bisexualité en 2022, Pascal Kaiser utilise sa notoriété sur les réseaux sociaux pour sensibiliser au respect des personnes LGBTQ + dans le football. Suivi par 40 000 abonnés sur Instagram, il conseille même parfois des joueurs professionnels souhaitant faire leur coming out.
Pourtant, ce moment de bonheur n’a pas été exempt de stress. “Tout était là en même temps : la peur, la fierté, un pur bonheur”, confie-t-il. “J’avais vraiment peur d’être hué, ce qui aurait gâché toute la demande.” Heureusement, la réaction du public de Cologne a été à la hauteur : acclamations, applaudissements et joie générale.
“C’est incroyable que le FC Cologne m’ait offert cette tribune et que j’ai ainsi pu envoyer un signal fort pour la visibilité des personnes queer dans le football. Se tenir devant plus de 50 000 personnes qui vous écoutent, c’est surréaliste. J’avais très peur qu’il (son petit ami) dise non”, s’exprime l’arbitre.
Des réactions diverses
Pascal Kaiser reconnaît cependant que tous les stades ne réagiraient pas de la même manière. “À St. Pauli, cela aurait probablement été aussi positif. À Francfort ou à Dresde, cela aurait peut-être été plus difficile. Je ne l’aurais pas fait dans tous les stades”, précise-t-il.
Malgré quelques commentaires homophobes apparus sur les réseaux sociaux, l’arbitre voit dans cette demande un signal fort. “Peut-être que ça donnera même un petit coup de pied aux fesses à certains pour leur montrer que tout cela fait bien sûr partie du football, a-t-il lancé. L’existence de joueurs homosexuels ou bisexuels est complètement passée sous silence.”
Et dans un stade souvent accusé de tous les excès, c’est finalement un simple “oui” qui a fait le plus de bruit.

