Le numéro 10, 22 ans et prêté à Colomiers depuis le début de la saison, était de retour à Toulouse pour les doublons ce samedi 31 janvier, à l’occasion de la 16e journée de Top 14. Si tout n’a pas été parfait, il a activement participé à la construction du succès des “rouge et noir” face à l’Aviron (31-10).
D’innombrables paires d’yeux étaient braquées sur Valentin Delpy ce samedi 31 janvier au soir. Celles de ses nombreux amis et de sa famille, en tribune, et sans doute aussi celles de ses “autres” coéquipiers, ceux de Colomiers, où il est prêté depuis le début de la saison, et qui s’étaient imposés sans lui la veille face à Soyaux-Angoulême (42-0).
Rapatrié en début de semaine pallier les absences des uns et des autres – retenus en équipe de France (Ramos) ou blessés (R.Ntamack) – le jeune ouvreur (22 ans, 1m85, 88 kg) avait déjà comblé le vide une première fois le 22 novembre dernier pour le déplacement à Montauban (49-7). Une rencontre qu’il avait marquée de son empreinte en inscrivant 14 points, confirmant au passage son excellent début de saison sous le maillot de la Colombe.
Décisif sur le premier essai
Ce samedi, pour son retour à la maison, Delpy avait face à lui un “10” de première en la personne de l’expérimenté Joris Segonds, un des cinq meilleurs ouvreurs du Top 14. Un duel dans le match entre la jeunesse décomplexée et le meilleur réalisateur du championnat, de six ans son aîné.
Une joute de buteur, aussi, entre le jeune homme, formé à Pamiers, et son alter ego aveyronnais biberonné à Decazeville. Dans une première mi-temps brouillonne, Delpy a connu son lot de maladresse sur un renvoi bancal ou une passe en avant, avant d’ouvrir le score sur pénalité (16).
Gestes à l’appui le double champion de France Espoir avec Toulouse n’a pas hésité à commander, se montrant de plus en plus à l’aise au fil des minutes. Il sera même décisif, juste avant le repos, sur une sautée bien sentie qui permettait à Teddy Thomas d’inscrire le premier essai du match, qu’il transforma dans la foulée.
Les deux ouvreurs se sont ensuite croisés en début de seconde mi-temps et le plus jeune a récupéré une pénalité après un joli plaquage sur le capitaine basque. Sa dernière action avant de quitter ses partenaires remplacé à son poste par Paul Graou (42e).
Fruit d’un deal intelligent entre les deux clubs ces allers-retours permettent à Delpy de rester connecté au Stade Toulousain dont il ne rate aucun match et avec lequel il échange régulièrement. Doublons obligent, ce trait d’union va se prolonger concrètement dès le 15 février prochain. Sur la pelouse du Stade Français, en prime time, l’ouvreur aura alors une nouvelle occasion de confirmer ses promesses.

