La nef de la cathédrale Saint-Antonin était pleine, et des centaines de personnes étaient rassemblées sur le parvis, ce mercredi 28 janvier, pour rendre hommage à Alban, 13 ans, décédé lors d’une compétition de judo, ce week-end, à Toulouse.
De très nombreux militaires du 1er RCP et leurs familles (1), des judokas venus de différents clubs du département, de Foix à Lézat-sur-Lèze, des camarades de classe de l’Institution Notre-Dame où le jeune garçon était scolarisé, des enseignants de l’établissement scolaire, de jeunes scouts, reconnaissables à leurs bérets : une foule de croyants, d’amis et de simples anonymes émus par le drame s’est rassemblée, ce mercredi 28 janvier, à la cathédrale Saint-Antonin.
“Pour lui rendre hommage, tout simplement”, confiait un entraîneur de judo, venu avec un bouquet de fleurs blanches aux obsèques d’Alban, 13 ans, décédé ce week-end lors d’une compétition, à Toulouse.
“Nous ne devrions pas être là”
“L’ordre des choses respecté, nous ne devrions pas être là cet après-midi. Nous sommes là pour accompagner une dernière fois Alban, suite à un accident qui n’est la faute de personne […] Nous sommes tous sous le choc”, a souligné l’abbé Cédric Pujol, curé de la paroisse Notre-Dame des Portes d’Ariège, qui connaissait bien le jeune garçon, très croyant. “Nous entourons de toute notre affection sa famille et ses proches, qui sont plongés dans la peine”, a-t-il ajouté, avant de laisser la parole à Bertrand Oliva, le papa d’Alban, qui a parlé de son fils avec une émotion d’une dignité hors normes, s’adressant à lui à plusieurs reprises, arrachant des larmes à l’assistance.

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Votre présence est “un grand réconfort”
Bertrand Oliva a chaleureusement remercié les personnes présentes : “Dans ces moments de douleur, savoir que vous aimiez notre fils, savoir que vous souffrez avec nous est un grand réconfort” a-t-il souligné. La voix ferme, le père d’Alban a évoqué “un enfant heureux, souriant, lumineux, qui faisait la joie de sa famille. Il fédérait. Il rendait les autres heureux. À l’école, aux scouts, à l’aumônerie, il avait beaucoup d’amis. À la maison, il était serviable et débrouillard. Alban sur lequel nous nous appuyions beaucoup. Alban et son cœur pur. Un garçon pieux : Dieu faisait partie de sa vie, comme une évidence joyeuse et logique”. Et “il adorait le judo”, a ajouté Bertrand Oliva. “Il attendait cette compétition avec impatience. C’était son monde. Alban est mort en guerrier, sur le tatami. Son dernier adversaire était un combattant valeureux, que nous saluons avec respect et affection”, a-t-il également souligné, avec une immense dignité.

