Des agriculteurs en colère ont manifesté et certains ont semé le chaos à Toulouse, défiant pour certains l’interdiction de circuler en tracteurs. Au moins six arrestations ont eu lieu. Les autorités insistent sur le dialogue.
Des scènes de violence et des troubles à l’ordre public ont éclaté en plein centre de Toulouse ce mardi. Des agriculteurs en colère – une poignée avait été placée en garde à vue dans la nuit pour avoir bravé l’arrêté préfectoral interdisant les tracteurs en ville – ont fait face aux forces de l’ordre. Entre la place Wilson et les allées Jean-Jaurès, des “mornifles” ont été échangées, suivies de tirs de grenades lacrymogènes et de désencerclement de la part de la police. Une scène de chaos à laquelle ont assisté les Toulousains, alors que les échauffourées reprenaient en début d’après-midi.
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Une manifestation sous haute tension
Pourquoi ce rassemblement a-t-il dégénéré ? Selon les autorités, “des tentatives de sortie du parcours déclaré, des intrusions en centre-ville et des contacts directs avec les forces de l’ordre, malgré plusieurs sommations, ont été constatés, nécessitant l’usage de la force”. La préfecture de Haute-Garonne précise que deux manifestations autorisées se tenaient simultanément sur un parcours commun entre Jean-Jaurès et Jolimont : l’une menée par la Coordination rurale Occitanie, l’autre par l’intersyndicale départementale.
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Le non-respect du parcours en cause
Autre point de friction : l’utilisation des engins agricoles. Alors que la circulation des tracteurs était strictement interdite du 26 au 29 janvier sur les axes structurants, les engagements n’ont pas été tenus affirme le préfet. “À la mi-journée, il est apparu que la manifestation, prévue en mode pédestre, ne respectait pas les accords pris, avec la présence d’une trentaine de tracteurs tentant de pénétrer dans Toulouse”, déplorent les services de l’État.

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Au total, 130 manifestants étaient mobilisés sur les allées Jean-Jaurès et 40 autres au niveau de la sortie 5 de Colomiers. Si ces derniers ont quitté les lieux pour regagner leurs départements, le bilan policier fait état de six interpellations, dont cinq pour refus d’obtempérer aggravé. En conclusion, le préfet a tenu à rappeler : “C’est par le dialogue et un travail sur dossiers que les difficultés de la profession pourront être surmontées, et non par des actions violentes”.

