La Coordination rurale du Tarn vient d’annoncer qu’au moins trois agriculteurs du département ont été placés en garde à vue ce mardi. Ils étaient partis manifester à Toulouse pour défendre leur travail. Les détails.
Le bras de fer entre autorités et agriculteurs a pris une tournure judiciaire ce mardi. Selon Roger Menchon, coprésident de la CR 81, au moins trois agriculteurs tarnais ont été placés en garde à vue, dont un exploitant de Parisot. Si le convoi de 13 tracteurs a été stoppé net à Castelmaurou par les forces de l’ordre, la préfecture de la Haute-Garonne confirme de son côté un bilan plus large : 6 interpellations ont été opérées sur la matinée, dont 5 pour “refus d’obtempérer aggravé” lié “à l’usage de tracteurs contre les agents”.
À Castelmaurou, le face-à-face a été violent. “On venait pacifiquement et on repart avec des coups de matraque et du gaz dans les yeux”, s’insurge Roger Menchon, signalant un blessé dans ses rangs.
Verbalisations à la chaîne
En réponse, l’État a frappé au portefeuille et au matériel : tous les manifestants tarnais ont été verbalisés et trois tracteurs ont été placés en fourrière. La préfecture précise que si quelques engins ont réussi à pénétrer dans le centre-ville en dépit de l’interdiction, ils en ont tous été expulsés.
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Malgré la saisie de leurs machines, les “bonnets jaunes” n’ont pas abdiqué. C’est par le métro que les manifestants du Tarn ont finalement rallié les allées Jean-Jaurès en début d’après-midi. Ils y ont rejoint un cortège de 130 personnes, selon les chiffres officiels, pour porter leurs revendications face à l’épidémie de dermatose nodulaire. “La répression continue”, déplore le leader syndical, alors que le sentiment d’abandon grandit dans les exploitations.

