January 27, 2026

"Le préfet refuse de nous recevoir", les syndicats agricoles de Haute-Garonne dénoncent une mise à l’écart

l’essentiel
Alors que la colère agricole s’exprime à Toulouse ce mardi 27 janvier, l’intersyndicale des syndicats agricoles de Haute-Garonne affirme ne pas avoir été reçue par le préfet, contrairement aux organisations régionales.

La tension est montée d’un cran ce mardi matin à Toulouse. L’intersyndicale agricole de Haute-Garonne, qui regroupe notamment Jeunes Agriculteurs, la Coordination rurale, la Confédération paysanne et la FDSEA, s’était préparée à une manifestation déclarée et encadrée, avec l’assurance d’un échange en préfecture.

Mais à la dernière minute, ses représentants apprennent qu’ils ne seront finalement pas reçus par le préfet Pierre-André Durand, seules les organisations régionales étant conviées.

Une décision incomprise par les syndicats départementaux, qui rappellent porter les mêmes revendications que leurs homologues régionaux. “Pourquoi vouloir séparer des forces syndicales agricoles qui portent un message commun ?”, interrogent-ils dans leur communiqué.

“Une porte ouverte désormais caduque”

Pour l’intersyndicale du 31, ce refus marque une rupture dans le dialogue engagé depuis plusieurs semaines. “La porte ouverte auprès de la préfecture pour le dialogue est désormais caduque”, estiment les organisations, qui redoutent une stratégie de division du mouvement agricole en Occitanie.

Elles dénoncent également une réponse jugée insuffisante de l’État, se limitant selon elles à l’interdiction de circulation des tracteurs, sans avancées concrètes sur le fond. Une situation qui, préviennent-elles, risque de prolonger le blocage et de fragiliser la souveraineté agricole et alimentaire régionale.

Des revendications toujours inchangées

Sur le fond, les syndicats rappellent une série de revendications restées sans réponse : la gestion de la dermatose nodulaire et du protocole d’abattage, la suppression de la taxe sur les engrais liée au mécanisme MACF, l’incertitude autour de l’accord Mercosur, mais aussi les spécificités agricoles de l’Occitanie, comme le stockage de l’eau, les zones vulnérables ou les aides de la PAC face au changement climatique.

“Nous ne manifestons pas sans but”, insiste l’intersyndicale, qui affirme représenter, par son unité, la profession agricole de Haute-Garonne et continuer à réclamer un rendez-vous en préfecture pour faire entendre sa voix.

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