La grippe aviaire menace toujours le Gers. Face au risque, le Département a voté un financement à 25 % du coût de la troisième dose vaccinale. Une aide cruciale pour les producteurs locaux.
Face à la menace persistante de la grippe aviaire, le Département du Gers a décidé de poursuivre ses engagements. Tandis que les indicateurs sanitaires restent préoccupants en raison de la circulation du virus chez la faune migratrice et de foyers récents dans l’Ouest et le Sud-Ouest, la collectivité a voté un soutien financier exceptionnel en faveur des producteurs gersois.
Le Conseil départemental l’a rappelé : depuis plusieurs années, l’influenza aviaire hautement pathogène fragilise durablement la filière palmipèdes, un “pilier de l’économie agricole et de l’identité gastronomique du Gers”.
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Mais, si la mise en place de la vaccination a permis un retour à la stabilité, l’instauration d’une troisième dose, recommandée dans les zones à risque particulier (ZRP) et de diffusion (ZRD), représente un coût supplémentaire non négligeable et non pris en charge par l’État.
Dans le Gers, ce ne sont pas moins de 230 000 canards sont concernés par cette dose. Alors, pour alléger la charge, le Conseil départemental a décidé de financer 25 % du coût de cette troisième injection.
“La troisième dose est indispensable pour sécuriser la filière, mais son coût ne peut pas reposer uniquement sur les producteurs”, souligne Bernard Gendre, vice-président du Département en charge de l’agriculture. “En prenant en charge une partie de cette vaccination, nous assumons pleinement notre rôle de collectivité solidaire aux côtés des agriculteurs.”

