La maladie d’Aujeszky a refait surface cet hiver en Lot-et-Garonne, touchant deux chiens de chasse. L’un est décédé rapidement, l’autre après deux semaines. L’inquiétude grandit chez les chasseurs lot-et-garonnais, qui sont appelés à la plus grande vigilance.
Après deux saisons sans cas recensé, la maladie d’Aujeszky a de nouveau touché des chiens de chasse en Lot-et-Garonne cet hiver. Deux animaux ont été contaminés lors d’une battue aux sangliers organisée à Colayrac-Saint-Cirq.
Les faits se sont produits au sein d’une même meute. L’un des chiens est décédé dès le lendemain, tandis que le second a succombé après environ deux semaines d’incubation. Une évolution probablement ralentie par l’administration d’un vaccin destiné aux porcins, dont l’utilisation chez les chiens avait été autorisée dès 2022 par la fédération.
Mal connue du grand public, la maladie d’Aujeszky ne représente aucun danger pour l’être humain et ne provoque pas de symptômes visibles chez le sanglier, principal réservoir du virus. En revanche, elle est systématiquement mortelle pour les chiens infectés. Le vaccin porcin semble offrir une protection partielle, sans toutefois garantir une immunité totale. Comme le rappellent les spécialistes, aucun vaccin n’est efficace à 100 %, en particulier face aux herpesvirus, dont fait partie la maladie d’Aujeszky.
La Fédération nationale des chasseurs (FNC) poursuit ses travaux sur le sujet. Elle confirme notamment que le vaccin porcin n’est pas responsable de l’apparition de la maladie chez les chiens. En revanche, plusieurs années seront nécessaires pour évaluer précisément son efficacité réelle en matière de protection.
En Lot-et-Garonne, la prévalence de la maladie reste très faible
Si l’inquiétude des propriétaires de meutes est compréhensible, les autorités appellent à relativiser. En Lot-et-Garonne, la prévalence de la maladie reste très faible, avec un taux estimé à 0,05 pour mille. Une crainte parfois amplifiée par la diffusion répétée d’informations sur les réseaux sociaux.
Face à ce risque, les professionnels rappellent l’importance de respecter certaines mesures de prévention : éviter que les chiens ne mordent les sangliers, nettoyer et désinfecter soigneusement le matériel ayant été en contact avec des animaux tués, ne jamais donner de viande ou de viscères de sanglier aux chiens, et désinfecter immédiatement toute blessure.
En cas de comportement anormal ou de symptômes inquiétants chez un chien de chasse, il est fortement recommandé de contacter un vétérinaire sans délai.

