Arrivé en Lot-et-Garonne depuis quelques semaines, le préfet Bruno André est à l’écoute des différents acteurs du monde agricole, comme en témoignent les représentants de la FDSEA 47.
Le nouveau préfet de Lot-et-Garonne, Bruno André, a reçu cette semaine les représentants du syndicat agricole de la FDSEA 47. Ces derniers lui ont dressé un “état des lieux clair et sans détour” de l’agriculture lot-et-garonnaise et rappelé les priorités de la profession. “Un préfet à l’écoute du monde agricole et pleinement mobilisé. Espérons que l’État lui donne les moyens d’agir vite et avec pragmatisme pour la profession agricole” assurent les représentants locaux du syndicat.
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Au cœur des échanges : le blocage des raccordements des bâtiments photovoltaïques, source de frustrations pour de nombreux agriculteurs engagés dans la diversification de leurs revenus. Des porteurs de projets et organisations professionnelles locales alertent depuis plusieurs mois sur des retards administratifs importants qui mettent en péril la viabilité économique de ces installations, souvent financées à coups de dizaines de milliers d’euros avant même la demande de raccordement.
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Autre sujet soulevé : la pénurie de main-d’œuvre. La FDSEA a insisté auprès du représentant de l’État sur l’importance des recrutements pour près de 2 000 exploitations employeuses, qui font travailler autour de 20 600 salariés dans le département. Si l’agriculture française dépend traditionnellement de saisonniers venus de l’étranger, notamment du Maroc, pour faire face aux pics de production, ces emplois restent difficiles à pourvoir et sécuriser, plaide le syndicat.
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Enfin, la question financière reste centrale. Si un dispositif national de prêts de reconstitution de trésorerie a été mis en place pour accompagner les exploitations affectées par la conjoncture, l’enveloppe, encore floue, “ne suffit pas à compenser la gravité de la situation”, selon la FDSEA 47. Ce mécanisme permet toutefois d’accéder à des prêts à taux bonifiés pour faire face aux aléas économiques et climatiques récents.
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Dans ce contexte tendu, le monde paysan du Lot-et-Garonne attend désormais des actes concrets de l’État et un calendrier précis pour lever les blocages sur le terrain.

