Reportage
Fuyant la répression sanglante, des centaines d’exilés iraniens ont trouvé refuge dans les montagnes du Kurdistan irakien. Ils s’y forment au combat, convaincus que la chute du régime des mollahs se jouera les armes à la main. Témoignages exclusifs.
La terre colle encore aux semelles, lourde de la pluie tombée. Dans les collines kurdes, non loin du cours large et paresseux du Grand Zab, un affluent du Tigre, plusieurs centaines d’hommes avancent en cadence, arme contre la poitrine. Le métal des kalachnikovs cogne parfois contre les sangles, les carabines M4 brillent sous un rayon de soleil timide, les mitrailleuses pèsent lourd sur des épaules encore maigres. Ici, à un peu plus de 30 kilomètres d’Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, une armée en exil s’entraîne à la guerre.
Les regards sont fermés, méfiants, tendus vers l’horizon. Aucun cri, aucune bravade, seulement le souffle court des nouveaux arrivants, et la démarche plus assurée des vétérans. Adossé aux montagnes du Kurdistan irakien, ce camp, dressé à deux heures de la frontière iranienne, n’apparaît sur aucune …
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