Dans la nuit de samedi à dimanche 18 janvier 2026, un jeune automobiliste a encore pris tous les risques pour se substituer à un contrôle de la police municipale. Problème : il est déjà poursuivi dans un dossier de violences urbaines commises la nuit de la Saint-Sylvestre.
Il aurait mieux valu qu’il se fasse discret. Ce dimanche 18 janvier 2026, des policiers municipaux de Montauban, en Tarn-et-Garonne, ont repéré un véhicule dépourvu de feu arrière. Il était précisément 00 h 30, rue Voltaire. Malgré les sommations d’usage, l’automobiliste a refusé d’obtempérer. Direction l’avenue du 11e Régiment d’infanterie, à très vive allure. Alors qu’il repiquait sur Auchan pour atteindre finalement la rue Marc-Delpouys, le conducteur n’a pas hésité à franchir des “Stop” et à prendre des ronds-points en sens inverse. Plusieurs usagers de la route ont dû piller pour éviter la collision. Cette folle épopée s’est soldée par un défaut de maîtrise dans un virage qui a immobilisé le chauffard dans un fossé du chemin de Ruffe. Pas calmé pour autant, il s’est rebellé lors de son arrestation.
Placé en garde à vue dans les geôles du commissariat de la police nationale, l’individu a reconnu qu’il conduisait sous l’emprise de stupéfiants, sans être titulaire du permis et donc, sans assurance. Mais sur son casier, une seule mention. Pour autant, connaissant son pedigree judiciaire, le procureur de la République Bruno Sauvage a ordonné son défèrement ce dimanche après-midi.
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Déjà deux procédures en cours
Âgé de 20 ans, ce jeune homme avait été placé sous contrôle judiciaire suite aux tirs de mortier survenus lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, à Montauban. Son procès et celui de ses co-prévenus avait été reporté au 13 février, comme la loi le prévoit. Et en parallèle, ce même individu doit aussi comparaître le 25 février 2026 suite à des faits commis le 8 novembre 2025. Encore un dossier de refus d’obtempérer, en état d’ivresse et sans permis, avec une rébellion à la clé lors de son arrestation.
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Le parquet ayant sollicité le regroupement des procédures, le jeune Montalbanais sera jugé le 13 février pour l’ensemble de son œuvre. Ce dimanche soir, le juge des libertés et de la détention (JLD) doit statuer sur son placement ou non en détention provisoire.

